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INTRODUCTION.
réclamations qui semblaient justes, et auxquelles le mi- t;nistère anglais opposa la force des baïonnettes; une erévolte générale fut le résultat de cet abus de pouvoir, Iet les hostilités commencèrent dès 1775, entre les uAnglais d’Europe et ceux de l’Améi'ique. L’indépen- fdance fut proclamée le 5 juillet 1776. La guerre com- vmença alors dans toutes les règles , et les succès furent 1:balancés pendant deux ans entiers.
Le ministère de Louis XYI avait là une trop belle boccasion de se venger de l’humiliation du traité de n
Paris , pour ne pas en profiter ; on a reproché néan- e
moins à M. de Vergennes d’avoir inutilement violé le f<premier principe des gouvernements monarchiques, en cjsoutenant ouvertement des peuples révoltés. On a ditqu’il suffisait de déclarer la guerre aux Anglais , et de la qpousser avec vigueur pour que les Américains s’affran- nchissent par eux-mêmes du joug britannique ; et qu’il 1’devenait inutile de se compromettre en traitant avec fieux. Ce raisonnement paraît assez spécieux; mais dans Cle fait, la violation du principe établi n’était cpic mas- e 1quée, et l’histoire fournit un trop grand nombre de me- o
sures semblables, pour que la politique de M. de Ver- c
gennes soit difficile à justifier. s'
Le gouvernement français balança pendant quelque ctemps sur le parti qu’il adopterait , ou plutôt il gagna 1par des négociations indirectes le temps de faire ses ïpréparatifs. Ces délais lui ont été aussi imputés comme cune faute , et il semble en effet que la déclaration de \guerre aurait pu se faire dès 1776. Le désastre essuyé t
par les Anglais aux ordres du général Burgoyne , qui J
capitula à Sarratoga avec les restes d’une armée de dixmille hommes, décida enfin le cabinet de Versailles au f