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INTRODUCTION.
qu’il ne revînt pas, par la force des circonstances, ausystème de Hertzberg. 11 sentit le besoin de se pronon-cer ; mais, toujours guidé par le même esprit de pa-rade, il se borna à une guerre de plume, que Cathe-rine apprécia à sa juste valeur; et pendant que lesministres prussiens remettaient des notes dont on s’a- ;musait, Potemkin, Repnin et Suwarow gagnaient desbatailles, et menaçaient d’aller à Constantinople .
Cependant le danger devint tellement pressant, queFrédéric-Guillaume crut enfin devoir rassembler ses jtroupes aux frontières de Russie . La diète polonaise jdétermina aussi le secours à donner à ces mêmes Mu- jsulmans que Sobieski avait vaincus devant Vienne cent jans auparavant. La Suède s’arma de nouveau, et tout jannonça qu’un orage, plus violent que le premier, al- •lait bientôt éclater sur la Russie , et bouleverser toutl’Orient.
Catherine , qui avait cru pouvoir résister , en 1786 ,avec l’alliance des Autrichiens, ne jugea pas devoirconjurer seule cette tempête plus alarmante. Lessuccès de ses armées achetés par des flots de sang, lesavaient d’ailleurs presque autant affaiblies que des dé-faites. Au moment où l’Europe s’y attendait le moins,où ses partisans tremblaient pour elle, la czarine sutprendre un parti décisif; profitant des ouvertures demédiation de l’Angleterre , elle fit remettre des notestrès pacifiques à toutes les cours, et Repnin conclut eneffet, à Galatz , des préliminaires avec les Turcs, qui,au moment le plus critique , furent fort surpris de re-couvrer plus qu’ils n’avaient osé demander, et d’en êtrequittes pour la cession du petit district d’Oczacovr,consacrée par le traité définitif de Jassy (janvier 1792).