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LIVRE I> CIIAP. It. 101
ée A la tête de ce parti figurait Mirabeau , connu parla plusieurs écrits polémiques et par sa célèbre réponseau garde-des-sceaux à la séance du 23 juin. Cet homme■o- extraordinaire semblait réellement né pour régir unde État. Dédaigné par l’ancien gouvernement, on at-:nt tribu a son éloignement des affaires aux désordres qui•o- avaient signalé sa jeunesse et fait naître des doutes surles 1 sa moralité; on lui a imputé le projet d’aspirer au mi-irt nistère et d’avoir voulu placer la cour dans une situa-ait tion à ne pouvoir se passer de ses services, et il faut
ses avouer que si on avait eu recours à lui en 1787 , en
-il l’investissant du pouvoir immense conféré à M. de;es Loménie , il est probable que la révolution n’aurait pasce eu lieu. Il serait injuste de dire que Mirabeau n’y aitas- participé que pour son intérêt particulier ; ses prin-cipes l’y portaient naturellement. Doué d’un géniei à vaste et hardi, il voulait de la célébrité ; et considé-dls ’ rant l’autorité absolue comme un obstacle au dévelop-üt- pement des grands talents, il désirait la constitutionrue anglaise, qui, plus favorable aux discussions publiques,ite lui assurait une influence proportionnée à son mérite ,ne et semblait satisfaire en même temps l’amour-propre
ie- des Français ; l’envie de jouer un rôle s’allia donc à ce
înt qu’il croyait l’intérêt de son pays.
g , A côté de lui brillait l’abbé Sièyes, d'une éloquence
înt moins ardente, mais homme d’État profond et dissi-
>ur niulé. Attaché au duc d’Orléans , il avait rédigé les
nir fameuses instructions de ce prince aux bailliages : on
ia- sait que ce fut lui qui constitua les députés du tiers en
mt assemblée nationale. Le système de ces deux hommes
en semblait former le point d’appui désiré par Archimède
pour ébranler le monde; il n’en fallait pas tant pour
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