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INTRODUCTION.
Decrets L’Assemblée que rien n’arrêtait dans ses travaux
sui tes p rononca j e 24 février et le 15 mars l’abolition desdroits 1 . ■ ... .
féodaux droits féodaux et des distinctions honorifiques. Le
et les 28 février, la constitution de l’armée fut déterminée,
- ' et les plus belles chances de la carrière des armes , ,
ouvertes aux Français de toutes conditions, ranimèrent Il’émulation d’une jeunesse belliqueuse. La division du :royaume en départements, l’organisation judiciaire,l’institution des jurés, l’initiative des lois et le droit de Jpaix et de guerre enlevés au Roi, et attribués à l’As- jsemblée, furent les principales opérations qui signa- jlèrent tour-à-tour, les talents et les principes, lespassions et les erreurs de ces modernes Solons-Finance» Après avoir donné ainsi un libre essor à leur esprit^d’ass'i ' 11 d e réforme , ils durent enfin tourner leurs regards surgnats . les finances. Les chocs produits par les mesures qu’onavait voulu prendre pour combler le déficit, étaientloin de remplir le trésor; l’embarrasse multipliait aucontraire par les divisions intestines et par les craintesqu’elles inspiraient. Augmenter les charges dans detelles occurences, c’eut été se perdre aux yeux du peu-ple ; on imagina d’y suppléer par la vente d’une partiedes biens du clergé, et par la création d’un papier-monnaie. La fabrication de quatre cents millions d’as-signats, hypothéqués sur les domainesnationaux, fut dé-crétée le 1 er juin 1790, et fournit au gouvernement lemoyen de faire face , pour un instant, aux besoins lesplus impérieux. Cette mine féconde, dont l’exploitationest aussi délicate que dangereuse, procura plus tardd’immenses ressources à la France , pour soutenir laterrible lutte dans laquelle elle se trouva engagée.
On avait résolu de sanctionner ce qui venait de se