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Tome premier. Introduction.
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LIVRE I , CUAP. III.

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La communication de ce plan, que le comte de Dur-fort apporta à Paris , ne détourna cependant pointLouis de la résolution qu’il avait prise de quitter sa

capitale

Quelque difficile que cette évasion dût paraître, onfondait l’espoir de sa réussite sur la sagacité de M. deBouillé. Son commandement s’étendait sur toute laLorraine , et une fois qu’on aurait atteint cette pro-vince , tout danger semblait évanoui. Pour diminuerencore les chances de ce trajet, il était convenu depousser des détachements de cavalerie jusqu’à Châ-lons ; des relais particuliers préparés avec soin de-vaient accélérer le voyage et le rendre plus sûr. Lors-que tout fut disposé, le Roi partit dans la nuit du 20juin, acompagné de la Reine et de ses enfants, pre-nant la route de Verdun ; Monsieur suivit celle deMons .

Depuis 1789, tous les Français étaient transformés Arresta-

tion duRo> à Ya-

en gardes nationales , et les municipalités en bureaux

de police. Une surveillance active s’exercait sur tous rennes,les voyageurs ; soit que les magistrats la redoublassentà cause des mouvements des troupes chargées d’escor-ter le Roi, soit l’effet d’un pur hasard , Louis fut re-connu par le maître de poste de Sainte-Menehould etarrêté à Varennes. Aussitôt le tocsin sonne , les gardesnationales accourent, les hussards d’escorte sont inves-tisoumis en fuite , et le Roi arreté, est reconduit à Paris par une foule d'horntnes armés dont le nombre tou-jours croissant s’élève jusqu’à dix mille. Monsieur, plusheureux , était arrivé sans obstacle à Mons .

Dans cet-interrègne de trois jours, la France offritun grand spectacle. Depuis la frontière de Flandre