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PIÈCES jrSTIFIC.VriYES.
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Roi, par laquelle Sa Majesté notifie au corps helvétique son accep-tation de l’acte constitutionnel. Il mande qu’elle y a été reçue avecautant de plaisir que d’empressement, et que le directoire va endonner, selon l’usage, communication à tous les États de la Suisse .
Genève. La république de Genève a témoigné dans sa réponseau Roi, prendre le plus grand intérêt à l’événement que Sa Majestéa bien voulu lui annoncer, protestant qu’elle mettrait toujours aurang de ses propres avantages, tout ce qui pourra procurer au Roila plus grande, satisfaction, et à la nation française la plus grandeprospérité.
11 n’est peut-être pas hors de propos de remarquer ici que nousavons eu à nous louer de cette république dans le cours de la ré-volution, sous tous les rapports d’un bon voisinage, et dans toutesles occasions où elle a pu nous rendre quelques service de ce genre.
Grisons. Valais . Il est d’usage que la république des ligues-grises et celle du Valais fassent part au corps helvétique des affairesimportantes et qui intéressent toute la confédération , avant derépondre aux puissances étrangères. On n’a donc encore aucuneréponse de ces deux États.
Prusse. Après avoir accusé la réception de la lettre du Roi , leroi de Prusse ajoute : «La part que je prends à tout ce qui intéresseVotre Majesté , est telle qu’elle est en droit d’attendre de l’amitiésincère que je lui ai avouée. Ces mêmes sentiments peuvent luiêtre un sûr garant du parfait retour avec lequel je répondrai con-stamment à ceux dont elle a bien voulu me renouveler l’assurancedans cette occasion. »
Tel est, Messieurs, l’effet qu’a produit jusqu’à ce moment l’ac-ceptation de la Constitution par Sa Majesté. Tout annonçait la réu-nion de la plus grande partie des puissances de l’Europe contre laFrance . L’intérêt qu’inspirait la situation du Roi en était le motifet le lien. Sa Majesté, en acceptant la constitution, et plus encorepeut-être par ses soins paternels, a éloigné le danger qui nousmenaçait ; et je puis vous dire que rien n’annonce en ce momentaucune entreprise à laquelle de grandes puissances prendraientquelque part.
Je me livre, Messieurs, d’autant plus volontiers à la satisfactionde vous donner cette espérance, que je ne crains pas en remplis-sant ce devoir, de paraître chercher l’occasion de me faire valoir.Les démarches personnelles de Sa Majesté pouvaient seules avoir