2 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
battu à Kaiserslautern , le comité répare cet échec par d’habiles ma-nœuvres favorisées par l’apathie de ses adversaires : ceux-ci sontrepoussés sous Manheim et Worms.
L'armée des Alpes attaquée par des forces supérieures cède partie
de la Savoie aux Sardes , puis reprend l’offensive , et les chasse de
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ce duché ; Lyon est soumis , Toulon assiégé. — L’armée d’Italie compromise par la révolte de la Provence fait bonne contenance ;elle repousse les Sardes au Donjon et à Gilette , et parvient à sesoutenir contre les manœuvres partielles de ses adversaires.
— La reprise de Toulon vient la tirer de cette position embar-rassante.
L’armée des Pyrénées-Orientales lutte avec moins de succès contreles efforts de Ricardos : après quelques revers sous Perpignan etquelques succès de Dagobert à la droite dans la Cerdagne , elleéprouve des désastres répétés à Truillas, Espolla et Villelongue : ladivision Delatre anéantie à Saint-Elme, port-Vendre et Collioure ,livre ces trois places aux ennemis ; Dugommier arrive heureuse-ment avec la moitié de l’armée victorieuse de Toulon . — Celle desPyrénées-Occidentales repoussée à la Croix des Bouquets reste surla défensive ; le général Muller en profite pour y rétablir l’ordre etla discipline.
La Yendée prend un essor menaçant, après les combats de Saumur .
— Tinteniac vient annoncer de la part du comte d’Artois les se-cours de l’Angleterre, et propose un plan d’opérations en Bre-tagne. — Les républicains vainqueurs à Luçon sont accablés àChatonay, Santerre est défait à Coron. — Une levée en masse spon-tanée menace les royalistes à leur tour, et se dissout sans avoir rienopéré. — La Convention arrête un système de destruction terri-ble. — La garnison de Mayence après plusieurs succès dans laBasse-Yendée est repoussée à Torfou par Bonehamp, Beysser sur-pris à Montaigu, Canclaux lutte à Clisson , Miekousky écrasé par