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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
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fasse un crime de toutes leurs actions, en les interprétantcomme des actes de tyrannie et de despotisme ; les novateursredoutent qu’on leur demande compte du sang royal qu’ilsont répandu, et des théories qu’ils ont voulu propager, pré-cédés du canon et suivis de la guillotine. Les Souverainsvoient la hache révolutionnaire suspendue sur leurs tètescomme l’épée de Damoclès ; les chefs de la Montagne aper-çoivent d’un côté l’échafaud, et de l’autre l’espoir d’une vic-toire honorable ; ils peuvent se sauver au milieu des ruines,des décombres, dont ils couvrent le sol français .
En descendant dans les replis du cœur humain on est forcéde convenir que la folie des Jacobins provint de l’inutile etmalheureuse journée du 10 août, qui entraîna celle du 21janvier; mais que le coup fatal une fois porté, la victoireseule ou une mort violente pouvait terminer le rôle sanglantqu’ils étaient condamnés à jouer. Aussi la nécessité d’obtenircette victoire est-elle la seule excuse qu’on puisse alléguer enfaveur de leur exagération.
Espoir que La longue léthargie des Alliés pendant le bombardementdonne la Valenciennes , avait rassuré les républicains sur les consé-
lenteur des
Alliés, qucnces de la fuite de Dumouricz; quatre mois s’étaientécoulés depuis sa défection, et le sol de la république, livrésans défense aux coups de ses ennemis, se trouvait à peine en-tamé. En calculant la marche des événements ultérieures d’a-près la lenteur de ce progrès, combien de chances ne pou-vait-on pas se promettre, si l’on redoublait d’audace et d’é-nergie, à mesure que les coalisés se consumaient en effortsmal concertés contre des remparts ? Combien de places n’a-vaient-ils pas encore à réduire avant d’être arrivés au termede leur entreprise?