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Tome quatrième. Campagne de 1793.
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LIVRE V, CIIAP. XXII. 119

De son côté le prince de Cobourg avait mis son armée encantonnements, son quartier-général à Bavay , et ses troupesréparties sur toute la ligne dans des positions quil serait inu-tile de rappeler. Bien quelles neussent pas fait grand pro-grès , elles étaient harassées par de petites marches et contre-marches multipliées sans objet : le mauvais temps et desdistributions irrégulières avaient éprouvé les hommes autantque les chevaux. Les Alliés espéraient que, reposés et ren-forcés à louverture de la campagne suivante, ils pourraiententreprendre quelque opération importante avec plus desuccès.

Jourdan faillit être victime des conseils prudents quil Jourdan estavait donnés-: le déblocus de Landau, dont Pichcgru sattri- re '" 1bua tout lhonneur, quoiquil fut en majeure partie louvragede Hoche, venait de faire au premier une réputation gigan-tesque. Favori de Robespierre et de Saint-Just, Pichegru était destiné par les Décemvirs à commander au Nord , et onconnaît assez par quel moyen le comité se débarrassait deshommes qui le gênaient. Jourdan fut appelé à Paris ; déjà unmandat darrêt était lancé contrelui,lorsqueles commissairesqui lavaient apprécié à larmée, réclamèrent en sa faveur ; ilen fut quitte pour recevoir sa retraite, et peu de temps après,le commandement secondaire de larmée de la Moselle.

Les reproches mêlés déloges que lui adressa Barrère dansson rapport du 5 février, purent paraître justes ; mais le co-mité jugea mal le successeur quil lui réservait, en supposantcelui-ci mieux en état dapprécier les maximes de César,quon reprochait au vainqueur de Wattignies davoir négli*gées. Nous verrons au chapitre suivant que la délivrance de