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LIYRE V, CI1AP. XXlll.
du Rhin le général Pichcgru qui avait récemment rendu desservices dans ses rangs. Le projet du gouvernement était,que 30 mille hommes de ces deux armées se réunissant àBouquenon pour percer le centre, coupassent les Autrichiensdes Prussiens qui semblaient n’attacher aucune importanceà rester réunis, et délivrassent ainsi Landau à la suite d’unebataille, où ils devaient conserver l’avantage du nombre etde l’initiative.
Le duc de Brunswick, ne prévoyant pas l’orage qui s’a- Les i'ru»-moncelait sur sa tête, et charme peut-être que la saison lui lentprendraiournît un prétexte de s’isoler davantage, prévint Wurmser éléments! 1qu’il allait prendre des cantonnements dans les environs deKayserslautern : afin, disait-il, d’être plus à portée de soute-nir le corps qui bloquait Landau.
Avant de faire ce mouvement, il résolut d’enlever le fort Tentativede Bitche au pied duquel aboutissent quatre routes, et dont
génie naturel, il s’instruisit lui-même, il travaillait avec ardeur horsdes jours de service, pour gagner les moyens de se procurer deslivres. Il fut un des premiers sous-lieutenants nommés , après lanouvelle constitution de l’armée. Son beau physique , son caractèremale et vigoureux, joints à un courage héroique et à un grandesprit de conduite, le firent promptement remarquer. La défensede Dunkerque décéla en lui un homme supérieur, et Carnot sut sansdoute apprécier toute l’étendue de son mérite , puisqu’il lui fitpardonner, par le comité de salut public , le revers qui signala sespremiers essais à l’armée de la Moselle. Rousselin a publié un pa-négyrique de ce jeune héros qui, à part l’exagération commune à cessortes de productions, donne une idée assez juste de cet hommecélébré, à qui plusieurs militaires assignent la troisième placeparmi les grands généraux de la révolution.