124 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,il lui importait d’être le maître, pour assurer ses quartiers16 noveml). d’hiver. Le colonel Wartensleben fut chargé de ce coup demain avec 1,600 volontaires choisis sur toute l’armée. L’o-pération était délicate, car le fort assis sur un mamelon très-escarpé, est formé d’un roc de 75 pieds d’élévation. Néan-moins elle faillit réussir par la négligence de la garnison.Dans la nuit du 16 au 17 novembre, le poste de la queued’IIyronde, situé au bas du premier plateau, fut tourné; uneattaque dirrigée par un ingénieur émigré, gravit le glacis etse porta sur la communication des gens de pied, qui aboutità la petite tète ; tandis qu’une autre munie d’échelles, et con-duite par l’aide-de-camp du duc, voulut escalader l’ouvrageà cornes au bas de la rampe principale, et qu’une troisièmese disposait à fondre sur la ville, défendue par un simplemur crénelé, et par la garde nationale sédentaire.
La 2 e attaque échoua de prime abord : les échelles se trou-vèrent trop courtes. La 3 e entra sans coup-férir en ville;quant à la l rc elle arriva jusqu’au haut de l’escalier, et n’a-vait plus que deux portes à enfoncer, lorsqu’une sentinelledonna l’alarme à la garnison. Tranquille dans un poste ré-puté inabordable, le 2 e bataillon du Cher était couché dansses casernes ; il s’élance en chemise et parvient heureusementà barricader le passage prêt à être forcé : rassuré de ce côte,il fait pleuvoir une grêle de bombes et de grenades à mainssur les assaillants répandus dans les ouvrages du plateau in-férieur. Les Prussiens font des efforts dignes d’une trouped’élite ; mais leur but étant de surprendre et non de livrer unassaut, ils sont forcés de se retirer, en laissant 24 officierset 540 hommss tués, blessés ou prisonniers ; parmi ces der-