LIVRE V, CIIAP. XXlll. 125
niers se trouvaient l’émigré et l’aide-de-eamp du due, quiavaient conduit les attaques.
Les Prussiens, informés sans doute des préparatifs hostilesdu général Hoche, commencèrent la même nuit leur mouve-ment rétrograde sur l’Erbach ; le général Knobelsdorf se re-tira sur Saint-Imbert, et Kalkrcuth sur Bisingen . Le princede Hohenlobc couvrit leur mouvement avec l’avant-garde.
Ce qu’il y eut de plus extraordinaire dans cette retraite, c’est,que Wurmser n’en fut informé que le lendemain, lorsqu’elles’exécutait déjà; il se vit alors forcé de renoncera scs projets,et de prendre une position retranchée sur la Mottcr, le grosde ses forces vers Ilaguenau.
Cependant les Français ne restaient pas oisifs ; encouragés Différents
J * projets des
par les succès des armées du Nord, ils redoublaient d’efforts Français ,pour délivrer l’Alsace, et voulaient à tout prix sauver Landaucomme Maubeuge . Les projets se succédant avec rapidité, ilserait impossible de les rapporter fous ; tantôt il s’agissait derenforcer l’année du Rhin par 15 mille hommes tirés de laMoselle pour opérer l’effort sur Weisscmbourg, tantôt aucontraire on voulait que l’armée dePichegru portât secours àcelle de Iloclie pour agir au versant des Vosges ; et au fondcela fût revenu au même, moyennant que les principes d’uneaction concentrique fussent appliqués.
Enfin à l’instant où l’assaut de Bitche était repoussé, Hoche Hoche dé-renforcé de huit bataillons des Ardennes débouchait de laiarméedlî»Sarre le 17 novembre avec 35 mille hommes; tandis que le M j° se ^ es su ‘surplus du corps des Ardennes, filant sur Saverne avec plu-sieurs corps de gardes nationales, mettait Pichegru en étatd’agir de même offensivement dans la vallée du Rhin .
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