LIVRE V, CUAP, XXIII.
127
Le mouvement rétrograde des Prussiens continua le 18.Knobelsdorf et Kalkreuth passèrent la Blies et l’Erbacli; lecorps de bataille et l’avant-garde se postèrent à Deux-Pontset Contwich. Hoche occupa la position de Bliescastel, Vin-cent celle de Limbach. Âmbert après sa marche sur Tlioley,ayant jeté les postes autrichiens des sources de la Brems surleur camp de Mettnich , et semé l’alarme jusqu’aux portes deTrêves, se rabattit à droite le 19 par Ottweiler et Neukirchenoù il effectua heureusement sa jonction avec l’armée.
Hoche avant ainsi réuni environ 30 mille hommes, résolut Le . s ® neral
J 7 Iranrais
de continuer ses opérations contre l’extrême droite de l’en- marche en
nemi pour gagner Kayserslautern. Ce projet exécuté vive- pour gagnerment trois ou quatre jours plutôt, semblait bien assurer quel- Kaj t eni. lauques avantages par la dissémination des Alliés ; mais ceux-cine tardèrent pas à se concentrer ; Hoche, au contraire, quoi-que doué du génie de la guerre en était encore à son premieressai; ne connaissant ni le pays ni son armée, et n’ayantque des renseignements imparfaits sur les mouvements desPrussiens, il perdit dix jours à des marches et contre-mar-ches incertaines. Le 22, il porta ses trois divisions sur Deux-Ponts, et croyant Brunswick à Pirmasens , il les dirigea le24 sur Fehrbach et Eschweiler par des chemins affreux. N ytrouvant pas la moindre trace de l’ennemi, il fut obligé derétrograder sur Deux-Ponts le 25 pour prendre ensuite lechemin de Kayserslautern.
Après s’être concentré sagement, mais sans succès, il“commit la faute de se diviser à l’instant même où son adver- décisif,saire rassemblait ses masses dans une position choisie delongue main et retranchée. L’armée française partit le 27 :