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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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Prusse.

8 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

dans la douleur et la stupéfaction, l’Europe dans l’anxiété duparti que prendrait son successeur.

Fidèle à son système, la Prusse restait dans les mêmes dis-positions de neutralité envers la France ; et son pavillon enprofitait pour faire un commerce considérable entre les peu-ples du Nord et les puissances belligérantes. Le cabinet deBerlin venait de se placer, le 24 juin, à la tète d’une confé-dération qui, dès son origine, menaçait de dissoudre le liengermanique, en tendant à isoler les princes dont elle se com-posait , et à leur créer un protecteur qui les dispensât deprendre part aux guerres de l’Empire. Si Frédéric-Guillaumes’écartait en cela de l’esprit de l’antique confédération, ilfaut avouer que son système convenait d’autant mieux à sapolitique particulière, qu’il aspirait à prendre rang parmi lespuissances du premier ordre. Agissant toujours dans ce but,il lui importait de ne pas attendre la paix générale pourrégler avec la France les indemnités auxquelles il aurait droiten échange de la province de Gueldres : aussi une conventionsecrète, signée le 5 août à Berlin, stipula ces importantestransactions, le jour même où l’on prenait un nouvel arran-gement pour la ligne de neutralité (1).

(i) La paix de Bâle n’avait été en quelque sorte qu’une transac-tion provisoire ; la Prusse autorisa seulement l’occupation deses provinces de la rive gauche du Rhin; mais sans prononcerdéfinitivement sur leur sort.

Les succès des armes républicaines le déterminèrent à céderla province de Gueldres au directoire, et à consentir à ce queles frontières de la république fussent reculées jusqu’au Rhin.Le cabinet de Berlin recevrait en échange l’évêché de Munster