LIVRE XI, Cil AP. LXII.
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genre, força les Autrichiens à repasser entièrement la Lahn.
Pour favoriser sa retraite, Kray fit déboucher de Giessen uneforte réserve d’infanterie, attaqua la brigade de droite de ladivision Grenier, et l’obligea à se replier. La cavalerie fran-çaise se porta alors en avant pour arrêter les progrès decette diversion ; elle essuya d’abord une fusillade qui lui causaquelque perte; mais le général Bonnaud s’étant mis à la têtede deux escadrons, longea un large ravin qui séparait lesdeux partis, tomba sur le flanc des tirailleurs, et en sabraun grand nombre. Ce coup de vigueur donna le temps à l’in-fanterie de se rallier. Le général Levai chargea l’ennemi, deconcert avec la brigade Olivier, et leurs efforts simultanés leforcèrent à se retirer dans la ville de Giessen ; la nuit mit linà ce carnage inutile. Bonnaud, mis hors de combat par uncoup de feu qui lui cassa la cuisse, fut vivement regretté.
Le centre de l’armée française resta dans ses positions ; Combat demais la droite fut moins heureuse ; car le même jour l’archi- L ' m ° Ursduc Charles fit attaquer les avant-gardes de Marceau versMinsfelden en avant de Dietz et de Limboürg, les obligea à ie> septemb.se replier, et se rendit maître de ces deux villes, d’où il vou-lait déboucher le lendemain pour une attaque générale. Unévénement assez surprenant vint déranger ce projet : le gé-néral Castelvert, qui couvrait l’espace depuis Dietz jusqu’auRhin avec une division de l’armée du Nord, inquiet du résul-tat de l’attaque de la veille vers Limboürg s’étant retiré sansordre, détermina la retraite de Marceau sur Molzberg. Celui-ci , dont le flanc droit était en l’air, et qui avait un ennemibien supérieur sur son front, n’effectua ce mouvement qu’avecpeine, harcelé par les avant-gardes autrichiennes.