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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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LIVRE XI, CIIAP. LXII.

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pionnet la protégea, en restant en position jusqu’au milieudu jour à Hachenbourg. La cavalerie, qui marchait avec lecentre dans la même direction, courut en toute hâte sur Al-teniirchem, pour empêcher les Autrichiens de gagner lagrande route de Wallerode, et intercepter la retraite de Mar-ceau : celui-ci, laissé en arrière-garde du côté de Molzberg,quitta son bivouac à trois heures du matin, et chemina parla chaussée de Freilingen, sans cesse harcelé par l’ennemi.

En effet, l’armée autrichienne s’était mise aussi en mouve-ment : Kray, avec l’aile droite, marcha de Wetzlar sur Ila-chembourg ; l’Archiduc, avec le gros de ses forces, s’avançasur Freilingen; Ilotze, sans l’attendre, avait déjà attaqué l’ar-rière-garde républicaine. On combattit toute la journée avecvivacité. Le général Marceau sut contenir par ses manœuvresun ennemi nombreux et acharné, jusqu’à ce que l’armée eûtentièrement passé le défdé, et pris ses positions sur la rivedroite de la Wiedbach. Alors il se réunit à son corps prin-cipal , qui avait sa gauche à la droite de Bernadotte, et seprolongea parallèlement au cours de la rivière : la réservede cavalerie bivouaqua dans un bois en arrière du centre desa position. Le général Marceau fut atteint dans cette retraited’un coup de feu, dont il mourut quelques jours après ; ousait que ce brave, chéri des siens, emporta dans la tombe lesregrets de l’ennemi même.

Le 20, sa division commandée parPoncet, passa le Rhin àBonn ; le reste de l’armée franchit la Sieg, et l’Archiduccampa à Wallerode. Ce fut alors que le général Beurnonvillevint remplacer Jourdan dans le commandement de l’arméede Sambre-et-Meuse, qui ne fit plus rien de cette campagne.

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Combatd’Alten-kircli oùMarceauest tué.

Le gros del’armée re-passe leRb in àNeuwicd.

TOM. IX.