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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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LIVRE XI, CHAP. LX1V.

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et de la précision des mouvements : il s’agissait surtout d’as-surer la jonction de la division Vaubois, placée comme onsait à la gauche du lac de Garda. En la faisant revenir parPeschiera, on eut perdu plusieurs jours ; et, pour ne pasretarder l’opération, on lui ordonna de déboucher dans lavallée de l’Àdige, par Riva et Torbole. Ce mouvement unpeu étendu, exécuté par les deux rives du lac de Garda, eûtété dans toute autre circonstance une faute grave ; mais,dans le fait, il n’offrit aucun danger, puisque Davidowichétait incapable d’efforts vigoureux, avec un corps divisé endétachements sur les deux rives de l’Adige. Il était évidentque chacune des divisions Masséna et Yaubois serait assezforte pour chasser ces partis des vallées étroites où ils setrou-vaient ; d’ailleurs, en combinant la marche simultanée de cesdivisions, on devait compter qu’elles entreraient en actionpresqu’en même temps; et dans la supposition que Wurmsereût été à portée de les combattre, il était possible qu’ellesremportassent la victoire, en l’attaquant de concert dans desgorges où le nombre ne décide pas toujours du succès. Enfin,la masse des forces autrichiennes étaient hors d’état de seplacer entre les deux colonnes françaises, comme cela venaitd’arriver un mois auparavant à celles de Wurmser : parceque le pays ne le permettait pas, et que cette masse se trou-vait bien loin de là, en marche sur Bassano.

On prit donc le parti de rassembler les divisions Yauboiset Masséna sur Serravaile,pour attaquer Davidowich, et defaire appuyer leur mouvement par celle d’Augereau. Lestroupes de Masséna, formant le centre, passèrent l’Adige aupont de Polo, suivirent la grande route de Trente, et arri-

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L’arméefrançaises’ébranlepourse réunirà Mori.

TOM. IX.