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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
commerce d’une réciprocité avantageuse; enfin, à reconnaî-tre la république batave et à renouer avec elle ses anciennesrelations.
Affaires Si la paix définitive, conclue avec Ferdinand le 10 octo-( e i iemont.j^ ^ débarrassait d’un voisin doublement dangereux par sapuissance et sa situation géographique; d’un autre côté lamort du roi de Sardaigne, survenue au milieu de ce mois, j)pouvait amener un changement fâcheux dans la politique dela cour de Turin. Bien que le nouveau roi eût contribué àla décider à la paix, et qu’il eût accueilli favorablement lespropositions faites en dernier lieu par Poussielgue ; il y met-tait pour condition qu’on lui cédât la Lombardie, et le di-rectoire se refusait obstinément à tout arrangement de cettenature (1). Dès-lors, il devenait à craindre que ce prince,jaloux de signaler son avènement au trône, ne cherchât àrelever le lustre de sa puissance par des acquisitions équi-valentes à ce qiv’il avait perdu dans cette guerre. Les refusde la France, ne lui laissant aucun espoir d’en obtenir desindemnités, il devait naturellement se rattacher à la coali-tion, dès qu’il entreverrait la possibilité de recouvrer lesprovinces cédées. Cette résolution paraissait d’autant moins
(i) Le motif allégué par le directoire était spécieux : il nevoulait point s’engager, disait-il, à une guerre interminable con-tre l’Autriche pour acquérir la Lombardie au roi de Sardaigne;mais cet obstacle eût été facile à lever, et on eût aisément ob-tenu un secours de 12 mille Sardes, en promettant une in-demnité équivalente, dans une autre partie de l’Italie nonsoumise à l’Empereur. A l’époque d’Arcole ce secours eût été in-dispensable.