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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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X.IVUE XI, CH AP. I.XV-.

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Situationdes

vaisseaux ; mais leur arrière-garde , où se trouvait le régi-ment émigré de Dillon, perdit cjuelques prisonniers. St.-Flo-rent et Ajaccio furent bientôt après délivrés de leur présence;de sorte qu’en peu de jours l’ile entière rentra sous l’obéis-sance de l’empire dont elle faisait partie.

Ces révolutions politiques, ces armistices et ces expédi-tions intérieures, remplirent l’intervalle depuis le combat de sur l’AdigSt.-Georges jusqu’à la bataille d’Arcole. Le gros de l’arméefrançaise resta pendant ces deux mois autour de Mantoue, eten observation sur la Brenta et l’Adige. Des fièvres épidémi-ques avaient encombré les hôpitaux, et diminué considéra-blement le nombre des combattants : les renforts arrivaienttrop lentement pour que Bonaparte fût en état de se porteren avant. Les Autrichiens, au contraire, faisaient de grandspréparatifs pour tenter de nouveau le sort des armes.

Si le cabinet de Vienne avait senti l’urgence de faire pas- Efforts deser des renforts à Wurmser après les batailles de Lonato etde Castiglione, les catastrophes de Roveredo, Bassano etSt.-Georges, en lui découvrant toute la grandeur du péril,le convainquirent de la nécessité de s’y soustraire par desefforts plus vigoureux. De tous les points des états hérédi-taires les recrues affluèrent vers l’Italie. D’un autre côté, lessuccès de l’archiduc Charles contre Jourdan,au commencementde septembre, permirent de détacher sur l’Adige la divisiondu Vorarlberg : si bien qu’au moyen de ce renfort de vieillestroupes, et de plusieurs autres régiments tirés de l’intérieur,l’armée impériale fut en état de reprendre l’offensive vers lafin d’octobre.

Mais si la nation autrichienne, inépuisable en ressources Alvin *'