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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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LIVRE XI, CIIAP. 1XV. 131

face à l'orage, 37 à 38 mille combattants, ainsi quon peut levoir par le tableau ci-joint.

Avec ces faibles moyens, il fallait bloquer une place de pre-mier rang, établir un corps d’observation sur l’Àdige, et surveil-ler les derrières. Le prestige desexploitsde l’armée française,et la terreur qu’une suite non interrompue de victoires avait ré-pandue, pouvaient produire momentanément ce triple résul-tat; mais cette force morale était subordonnée à la tournuredes événements, et le moindre revers l’eût détruite. Bona-parte devait donc succomber dans cette troisième période ,s’il n’avait su allier la politique à la force.

Il sollicitait en vain des renforts ; toutes les troupes de larépublique se trouvaient employées ailleurs. Celles de l’ar-mée des côtes de l’Océan , disponibles un instant après la pa-cification de Scépeaux, étaient réservées actuellement pourune expédition maritime contre l’Irlande : le directoire n’enenvoya en Italie qu’un faible détachement aux ordres dugénéral Rey , et 4 à 5 mille de l’intérieure ; encore , ces se-cours étaient si éloignés, qu’on devait craindre qu’il n’arri-vassent trop tard. Les généraux les retenaient d’ailleurs dansles départements du midi, où ils ne voyaient qu’insurrectionsprêtes à éclater ; particulièrement Willot à Marseille.

En attendant leur arrivée, le général français fit augmen- Emplace-ter les défenses de Pescbiera , de Legnago et de Pizzighetone, ses forces-autant que le défaut de bras et d’argent le permettait. La di-vision Serrurier, alors commandée par Kilmaine, bloquaitMantoue et retranchait St.-Georges : la division Âugereauformait réserve à Vérone; celle de Masséna était sur la Brentavers Bassano et Trévise, vis-à-vis du corps principal d’Àl-