148
IHSTOIUE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
grands obstacles à l’exécution du plan de Bonaparte, et sau-vèrent l’armée d’Àlvinzi.
Motifs qui jj sera i(; assez difficile de iuffer le motif qui déterminale
détermine- J u A
rent le premier à s’enfoncer dans un terrain semblable : bien des
choix de
ce terrain, personnes ont prétendu, qu’inférieur en nombre, il cherchaitces difficultés comme un moyen de rétablir l’équilibre desforces, attendu que, dans un combat de chaussée, les tètesde colonnes seules sont engagées, et que la supériorité dunombre devient inutile. Ce raisonnement acquerrait quel-que poids, si l’armée française, sûre de prévenir l’ennemi àVillanova, eût été à môme de rester sur la défensive. Danstoute autre supposition , et celle-là est bien gratuite,il est bien avéré que le mouvement de cette arméeétant offensif, les marais de l’Alpon formaient desobstacles pour elle, et qu’il eût été beaucoup plus convena-ble d’aller jeter un pont à Albaredo, et de remonter par la *rive gauche du ruisseau sur Arcole et San-Bonifacio. Lacrainte d’ètre obligé à un mouvement trop long qui laissât àAlvinzi le temps de forcer Vérone, un trop grand méprisdes obstacles, ou peut-être aussi le défaut de connaissancedu terrain, sont, avec plus de vraisemblance, les motifs decette faute qui faillit devenir fatale.
Dispositions Cependant Alvinzi attendait avec impatience, à son quar-tier-général de Gambione, l’arrivée delà nuit pour tenter l’esca-lade de Vérone, et n’attachapas d’abord beaucoup d’importanceà la canonnade qu’il entendait derrière lui ; mais le rapport Pdu brigadier Brigido, lui ayant fait connaître le danger dontil était menacé, le régiment de Spleny, campé aux environs