LIVRE XI, C1IAP. LXVI.
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reau n’obtint pas ce brillant résultat, c’est que probablementil ne calcula pas avec assez de précision les mouvements de sescolonnes, faute de bien connaître l’emplacement du parc desiège. Il faut convenir aussi que plusieurs circonstances for-tuites contribuèrent à sauver ce précieux dépôt.
Latour, et l’Archiduc,en personne, se portèrent à la trouée L’Archiducque les Français avaient faite : six bataillons de travailleurs lesreiKlussearmés, qui revenaient de la tranchée sur la droite de la Kint-zig, se trouvèrent heureusement vers Neuinuhl prêts à mar-cher à l’ennemi, en attendant que le reste des troupes pûtprendre part à l’action. Latour reprit avec eux la partie deslignes déjà forcée; et fut favorisé par un brouillard épais, quilui permit d’en arriver très-près sans être aperçu. Ajoutez àcela, que les colonnes françaises ayant à traverser une plainemarécageuse, devenue presque impraticable par les pluies,n’arrivèrent que très-tard sur les points d’attaque, en sorteque tout l’avantage futbientôtdu côté des Impériaux. Toute-fois, les assiégés se retirèrent en bon ordre dans leur camp (1) :quoiqu’ils eussent enlevéneuf piècesdecanon et fait quelquescentaines de prisonniers, la perte fut assez considérable pourbalancer le succès. Si Moreau avait exécuté cette attaquevingt-quatre heures plus tôt ; qu’il eût rassemblé la veille 25mille hommes dans le camp retranché, pour en déboucher,avantle point du jour, sur trois colonnes; nul doute qu’il ne
(î) Moreau fut atteint d’une balle morte à la tête : son aide-de-camp Lélée, fut dangereusement blessé. Le général Desaix eutun cheval tué sous lui, et reçut une forte contusion à la jambe.
Le comte de Latour eut aussi un cheval tué sous lui.
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