LIVRE XI, CIIAP. LXVII.
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qu’aux autorités civiles et militaires : Rocliambeau, désap-prouvant l’émancipation, en butte à la haine des commis-saires, avait été embarqué de force pour être reconduit enFrance : Lavaux fut nommé député avec Santlionax, etbientôt le chef des noirs allait être investi du commandementen chef de la colonie.
A part le massacre des Cayes et une entreprise contre Jé- Les plansrémie et le camp Raymond qui échoua, il ne s’exécuta au- d | c ho„ent. etcune opération dans cette campagne, que Truguet espéraitrendre décisive : le temps s’écoula en funestes dissensions ,et en calculs d’ambition personnelle. Les Anglais se main-tinrent au Môle et au Port-au-Prince, avec la seule assis-tance des colons qui s’étaient si imprudemment jetés entreleurs bras, et que le directoire venait de s’aliéner à jamais,en ordonnant la confiscation et la vente de leurs biens. Ri-chery, appelé à une autre destination, ne parut point; etles 20 mille noirs armés, au lieu d’aller conquérir les colo-nies anglaises, ne servirent pas même à sauver les petitesAntilles.
Les forces qu’Abercrombie avait conduites dans ces pa- Les Anglaisrages à la fin de 1795, lui assurèrent la supériorité sur ^'petites 1tous les points : il reprit Ste-Lucie à Goyrand ; le général AlUllles -Wythe s’empara de Démérary et de Berbice; Nichols sou-mit la Grenade et St-Vincent ; enfin Hugues, relégué à laGuadeloupe, eut peine à s’y défendre.
Non moins heureux dans l’Océan austral, l’amiral El- Leur f su Ç ces
phingston fit capituler dans la baie de Saldanha, l’escadre Hollandais1 Ù , dans l’Iiulc.
hollandaise de l’amiral Lucas, venue trop tard au secours ducap de Bonne-Espérance. Le général Stuart, maître de Co-
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