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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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LIVRE XI, CHAP. LXV1II.

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danowich, protégé par le feu d’une artillerie nombreuse etavantageusement disposée près de ce village, attaqua de frontles retranchements d’Osteria que la 39 e fut forcée de luicéder après une défense opiniâtre. Ainsi le plateau duqueldépendait le succès de la bataille , allait tomber au pouvoirdes Autrichiens qui, favorisés d’un autre côté par le mouve-ment rétrograde de Vial, avaient déjà gagné le revers dumont Magnone, au-delà de San-Marco.

Le moment était critique: Bonaparte presqu’entouré con- Fermeté «t

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serva un sang-froid admirable; à l’instant même où l’infan- Bonaparte,terie légère de Joubert changeait de front pour marcherau secours de la 39 e , il prescrivit à la cavalerie du généralLeclerc de se porter sur le même point ; puis, pour faireface à la colonne de Lusignan et couvrir le flanc gauche del’armée française, il ordonna à la 75 e de gagner les hauteursde Tiffaro.

Ces dispositions eurent un succès complet : la colonne de n rejetteQuasdanovvich commençait à peine à déboucher du ravin j"°"d’Osteria; l’escadron des dragons d’état-major et un bataillon lerav ‘“-de Gemmingen étaient les seules troupes qui eussent prispied sur le plateau, et le reste se trouvait encore massé dansle défdé, quand la tète de la colonne se vit assaillie de toutesparts. L’infanterie légère de Joubert l’attaque sur son flancdroit; la cavalerie conduite par Berthier la charge de front,et la 39° menace sa gauche. Joubert ayant son cheval tuésous lui, n’en devient que plus terrible ; il s’élance à la têtede ses grenadiers, un fusil à la main, et sème l’épouvantedans les rangs autrichiens, déjà ébranlés par une chargede la cavalerie de Leclerc. Cette tête de colonne, ainsi

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TOM. IX.