Combatdu Senio.
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252 IUSTOIRE DES GUERRES DE IA REVOLUTION.
à des généraux et officiers autrichiens envoyés par la cour deVienne.
V. Le Pape a refusé de répondre aux avances officiellesfaites par le citoyen Cacault, ministre de la République fran-çaise, pour l’ouverture d’une négociation de paix.
VI. Le traité d’armistice a donc été violé et enfreint parla cour de Rome. En conséquence je déclare que l’armisticeconclu le 20 juin, entre la République française et la courde Rome, est rompu.
Ce manifeste fut suivi de proclamations propres à rassurerle bas clergé et le peuple, en leur annonçant que l’intentiondu général en chef et du directoire, était de faire respecterla religion, ses autels et ses ministres : elles promettaient enmême temps protection aux habitants qui resteraient spec-tateurs paisibles des événements militaires, et menaçaient dechâtiments rigoureux ceux qui oseraient s’armer contre lestroupes françaises.
Cependant la division Victor s’était mise en marche d’I-mola, pour franchir le Senio , derrière lequel 3 à 4 millehommes de l’armée papale étaient retranchés. Par malheurle beau temps avait rendu cette rivière guéable. Le généralLasnes la fit passer à une partie de sa colonne, pour tournerl’ennemi, tandis qu’il attaqua le pont de front, et que lesgrenadiers de la légion lombarde enlevaient les batteries.L’instant du choc fut celui de la déroute : les troupes duPape culbutées et poursuivies sur Faenza en fermèrent lesportes dans l’intention de s’y défendre, quelques coups decanon suffirent pour les enfoncer, et la colonne républicainepénétra dans la ville au pas de charge. Le chef de brigade
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