LIVRE XVIII, CIIAP. CXI
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» Les avantages que retire le gouvernement britanni-» que sont immenses : en prétendre de plus grands , ce» n’est pas vouloir une paix juste et réciproquement liono-» rable.
» La Martinique n’ayant pas été conquise par les armes» anglaises, mais déposée par les habitants dans les mains» des Anglais jusqu’à ce que la France eût un gouvernement,
» ne peut pas être censée possession anglaise : jamais la» France n’y renoncera.
» Il ne reste plus actuellement au cabinet britannique» qu’à faire connaître le parti qu’il veut prendre; et si ces» conditions ne peuvent le satisfaire,il sera du moins prouvé» à la face du monde, que le premier Consul n’a rien né-» gligé, et s’est montré disposé à faire toute espèce de sa-» crifices, pour rétablir la paix, et épargner à l’humanité» les larmes et le sang , résultats inévitables d’une nouvelle» campagne. »
Ce résumé fit d’autant plus de sensation qu’il arriva à Pr °j els des
L x Anglais
peu près à l’époque du revers qu’essuya Nelson devant Bou- contrelogne. En effet, le cabinet de S'-James ne s’en était pas tenuà des mesures de défense passive. Soit qu’il crût ôter pourtoujours au gouvernement français l’envie de renouvelerses menaces, soit qu’il pensât que la ruine des flottilles en-nemies pût influer sur les conditions de la paix , ou enfinqu’il y trouvât une plus grande garantie pour sa propresûreté, il méditait depuis longtemps l’attaque de ce mêmeport de Boulogne d’où l’on croyait déjà voir sortir l’arméed’invasion.
Nul ne pouvait mieux s’acquitter de cette tâche que Nel-