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UVRE XVIII, CHAP. CXl. 17
» rent ouverts à ses vaisseaux ; espèce de franchise qu’il pro <
» pose de rendre commune, mais dont l’Angleterre seule aura» tout le profit.
» On doit dire qu’il avait été impossible de s’attendre» à de pareilles propositions ; et que, si elles étaient sou-» tenues, elles détruiraient tout ce que les dispositions» annoncées du cabinet britannique avaient donné d’es-» pérance, de voir l’œuvre salutaire de la paix incessam-» ment terminée. Car enfin, ce n’est pas quand il a cédé» tout ce qui est compatible avec la conservation de son» honneur, qu’un gouvernement peut se laisser arracher» encore de nouveaux sacrifices ; et le premier Consul, trai-» tant au nom du Peuple français, ne souscrira jamais à» des conditions qui compromettraient l’honneur de la na-» tion. Il vous est prescrit, citoyen, d’en donner la formelle» assurance. »
Tant de fermeté eut l’heureux résultat qu’on devait en Signature
i des préli—
attendre. Le gouvernement anglais renonça, non-seulement minairesà la possession de Déménary et de Berbice, mais encore e Londres 'à la franchise de ces établissements, qu’il avait d’abordsubstituée à la demande de leur conservation. Enfin lespréliminaires de cette paix si ardemment désirée, furent si-gnés à Londres le 1 er octobre, entre Otto et lord Hawkes-bury. Quoique les conditions en soient généralement connues,nous ne pouvons nous dispenser d’en donner le précis.
L’article premier portait la prompte cessation des hostili- Condition»
. . de ce traité
tés sur terre et sur mer, et la restitution de toutes les conquê-tes qui seraient faites par l’une ou l’autre partie, postérieure-ment au traité.
TOM. xv.
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