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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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LIVKF, XVI11, CHAP. CX1I.

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menaçaient l’ile du sort de Saint-Domingue. Non moins éner-gique que Touissaint, Pelage fit tout rentrer dans l’ordre ; àsa voix les propriétaires reprennent confiance, des exécu-tions sévères préviennent l’insurrection, la discipline est ré-tablie, et la Guadeloupe sauvée. Fort de ces titres, le conseilcolonial redouble ses démarches pour obtenir la sanction dela métropole, mais ses députations sont également repous-sées à la Dominique et à la Martinique. Aussitôt qu’il appritl’arrivée de Leclerc à S'-Domingue, le conseil lui députa demême pour lui demander un chef en attendant l’arrivée decelui qui était annoncé, et il envoya en effet Boudet avec200 grenadiers, ainsi que nous l’avons dit. Mais ce détache-ment n’arriva pas à temps pour prévenir l’orage.

Les Consuls, informés de ces événements par les fonction-naires intéressés à leur déguiser la vérité , ordonnèrent aus-sitôt une expédition pour soumettre des hommes qu’on leurprésentait comme des rebelles (1). Le général Richepanse,qui venait de se couvrir de gloire dans la campagne d’Autri-che, eut la tâche pénible de combattre des colons tous dé-voués à la France, et victimes des fausses combinaisons d’unparti réactionnaire. Avant de rendre compte deses opérations,nous devons revenir en Europe pour jeter un coup d’œil sui-ce qui s’y passait, puis rapporter celles du général Leclercà S‘-Domingue.

(i) C’est d’après l’opinion du colonel Boyer, qui a commandédans l’ile, et surtout d’après le rôle que joua dès-lors Pelage, quenous croyons que le gouvernement français fut trompé sur lanature de cette révolte.

Bonapartetrompéordonneune expé-dition.