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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
Bonaparte Cet empire jouissait depuis plusieurs mois des bienfait!
consul à vie. , . . . , ,
de la paix maritime ; les etrangers allluant de toutes parts,y ranimaient le commerce intérieur et l’industrie; les portsavaient repris toute leur activité, et faisaient de nombreusesexpéditions dans le Nord et les colonies ; la religion était re-levée; l’éducation publique reposait sur des bases adns^a- ;blés ; les haines étaient amorties : aux exactions et aux fu-reurs révolutionnaires, succédaient l’ordre, le crédit et lajustice. La liste des émigrés allait être annulée, et ces illus-tres proscrits rappelés en France, à l’exception de mille quis’étaient le plus affichés dans les rangs ennemis ou qui avaientdirigé les mouvements de la contre-révolution. Un nouvelordre de chevalerie, la Légion d’honneur, institué peu detemps après sur des principes généreux, ferma le gouffredu nivellement des rangs. C’était un premier pas vers le ré-tablissement des prééminences sociales et des notabilités !fondées, non sur de vieux parchemins, mais sur le méritepersonnel et les services réels rendus à la France.
La renommée n’avait pas assez de ses cent bouches pourproclamer la reconnaissance publique. Bonaparte à qui 5cette gloire ne suffisait plus, songea à recueillir d’autres |fruits de ses travaux. Il faisait insinuer à ses partisans, dans ile tribunal et le corps législatif, que pour le salut de tous, ilfallait assurer la durée de tant de prospérités. Les principesqu’il avait manifestés dans les débats sur la constitution del’an VIII, faisaient pressentir qu’il ne s'arrêterait pas à cetessai. La France réclamait des institutions stables. Une Imagistrature élective tous les dix ans, et plus dangereuse jpar cela même que le gouvernement qui avait causé tous les *