I.IVRE XIX, CIIAP. CXV.
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pagne de 1800 , à la tête des légions d’émigrés Suisses, auxi-liaires de l’Autriche, fut nommé commandant en chef desforces confédérées.
Dans ces entrefaites , le général Emmanuel de Watteville, Tentâmes
de
après avoir tiré de l’arsenal de Berne toutes les armes , les ‘Wattevillemunitions et l’artillerie qu’il put mobiliser, avait profité <j c sul ' Fni,our Sl’armistice pour organiser sa petite armée. Dès que les huit Combatjours convenus furent expirés les hostilités recommencèrent,mais sans prendre de caractère, parce qu’on manquait de trou-pes; mais dès que les contingents des cantons eurent rejointl’armée, le général Bachman reprit l’offensive. Quatre milleVaudois ou soldats helvétiques, répartis depuis le lac de Mo-rat jusqu’à Fribourg, ne pouvaient résistera 10 mille hommesmieux commandés. Bachman en s’emparant de cette placeque les troupes unitaires n’étaient pas en état de défendreaurait menacé la droite de cette ligne , et peut-être culbutédans le lac, les troupes qui auraient voulu la défendre enexécutant un mouvement absolument semblable à celui qui,en 1476, avait causé la ruine totale de Charles-le-Témé-raire. Le 3 oct obre, l’armée fédérale s’ébranla sur quatre co-lonnes ; apres quelques coups de canon, le corps unitairese replia en arrière de Moudon dans le plus grand désordre.
Les milices se dispersèrent, et par leur débandement accru-rent l’audace de l’ennemi. Fribourg lui ouvrit ses portes ; Retraite de#Payerne fut abandonné à sa merci, et à peine resta-il 2heïvéliquesmille combattants pour couvrir le fantôme de gouverne- j Io ^ r onment qui était allé chercher un refuge à Lausanne dans sadétresse.
Mais la partie était trop inégale pour qu’on pût se flatter La France