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Tome second.
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566 ARMES A FEU

que i5 pouces : on en voulait armer les troupes à cheval; le reste étaitcomme à celles de 24 pouces de canon.

On les éprouvait, i° avant de les rayer, avec une charge de 4 gros depoudre, avec 2 balles de 26 à la livre, et des bburres de papier; 2 0 aprèsla rayure, à la charge de 4 gros de poudre, bourre de papier, et 1 balle de36 à la livre. Pour les charger, mettez la poudre, puis un morceau de peauou d’étoffe coupé en rond, dit Calpin , par dessus ; mettez la balle et chas-sez-la jusqu’à la charge, avec la baguette, et à coups de maillet.

La balle ainsi chassée reste sphérique du côté de la poudre, s’aplatitsous les coups qui la frappent en avant, se raye sur les côtés. Dans le tir,elle sort en suivant les lignes spirales , ce qui lui donne un mouvement derotation suivant l’axe du canon , ce qui, dit-on, est la cause de la justessede son tir. Elle frappe le but par sa partie aplatie.

Cette arme est longue et pénible à charger : si la halle n’est pas au fond,le canon peut crever : les raies s’encrassent aisément, et il est difficile deles nettoyer : si le calpin ne ferme pas bien les raies , la portée en est affai-blie : enfin l’arme est sans baïonnette.

De ces inconvéniens on peut conclure que la carabine est une arme in-convenante au soldat français , et quelle ne convient qu’à des assassins ,patiens et phlegrnatiques.

Les uns prétendent que la carabine porte plus loin que le fusil, et d’au-tres soutiennent lé contraire. Les uns et les autres ont raison. Si le tempsdurant lequel la balle oppose sa résistance à l’effort de la poudre en faisantle trajet du canon, est plus long que le temps nécessaire à la charge pours’enflammer en entier, la carabine porte moins loin que si elle était fusil :si cette résistance est égale au temps nécessaire pour l’entière inflamma-tion de la charge, la carabine porte plus loin que si elle était fusil.

Ces carabines ont été dimensionnées au hasard, on ne peut rien dire surleur bonté, non plus que sur celles de luxe qu’on nomme à étoile, à cré-maillère , à colonne ou à tourelle ( celle de guerre ), à cheveux ou mer-veilleuses , tous noms assez mal déduits des figures ou dispositions deleur rayure.

Les carabines de luxe ordinaires ont 33 raies ou filets : il faut passerl’outil aSoo fois pour former chaque raie ; 2 hommes en rayent 3 par jour.

Les merveilleuses ont i33 raies : 2 hommes en rayent une en 3 à4 jours.

]Je quelques autres Modèles proposés depuis iq6Z et1 777 ’ a d m is puis abandonnés ou rejetés.

Le Modèle Républicain , dit R° 1, doit avoir le canon, la platine et lebois de 1777 , et la garniture de celui de 1763 ou 1774. C’est un composéque les circonstances ont admis et fait tolérer durant la révolution. Maispresque jamais les pièces de ce fusil ne sont conformes au modèle d’où onles tire. Les canons 11’ont point passé à la salle d’humidité, ne sont pointdressés au cordeau, les ressorts manquent d’étoffe, les pièces de garni-tures de proportion, de solidité, etc. Joignez à tout cela le mauvais choixdes matières, et on ne sera pas étonné que ce fusil, qui, d’après toutesces observations, doit valoir 6 à 8 francs de moins que le fusil ordinaire,exige de continuelles réparations , toujours longues ou inexécutables, parl’irrégularité des pièces qu’il faut sans cesse faire rapporter entre elles ; delà, des dépenses énormes , et la pénurie soudaine des armes. Voilà où on.tgoaduit les ateliers merveilleux de Paris , la faiblesse des gouvernails, l’i-