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Tome second.
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ARMES BLANCHES*

NOTES.

(a) i Forgeur de douilles .et son compagnon font 36 douilles par jour : ils la soit-dent en 3 cliaudes, et la finissent en i3 autres chaudes.

(b) La lame se fait d’acier à 2 marques de 8 lignes sur 6.

La maquette d’où on tire la lame pèse 6 onces 4 gros.

La douille est en fer : il en faut 12 onces.

La virole et sa vis se tirent d’un fer en verge pesant demi-livre le pied. Il en fautenviron 1 once ; après la première chaude, la virolç pèse J once.

I Forgeur de lames de baïonnettes de 15 pouces et son compagnou font 40 lamespar jour. Il faut 9 chaudes par lame ; à la seconde, il soude la maquette à la masse-lotte de la douille après les avoir chanfreinées l'une et l'autre.

(r) r Trompeur de baïonuettes en trempe 3oo par jour ; consomme par 100 baïon-nettes 3 pieds cubes de charbon , qui doit toujours être de hêtre.

(d ) I Aiguiseur et son compagnon aiguisent, polissent, etc. 3o à 36 lames par jour.Ou aiguise avec des meules de grès de 7 à 4 pieds de diamètre, et de 7 à 8 poucesd’épaisseur. Ou polit à l’émeri avec de petites meules de granit rougeâtre de 2 pieds ài5 pouces de diamètre. On brunit au charbon de hêtre avec des polissoirs ou meulesde bois de chêne de 24 pouces à 2 pouces de diamètre.

(e) 2 Eufans de 10 à 12 aus allèseut 4o° douilles par jour, eu y passant 6 allesoirsdans chacune.

{J") i Faiseur de viroles et de vis et son compagnon font ou 100 viroles, donnant5 chaudes à chacune, ou 800 vis, faisant 4 vis par chaude.

I Limeur de douilles de viroles, de vis, qui blanchit, polit, brunit, etc. le coudeet la baïonnette, en fait 7 par jour.

Le mode suivi en France pour fixer la baïonnette au bout du canon , paraissantcompliqué, on a proposé d’autres moyens, tel que

Baïonnette de M. Delcassan.

Cette baïonnette n’a qu’une fente et un retour, de la largeur convenable pourlaisser passer exactement et librement le tenon du fusil qui doit l’arrêter... l’entrée dela fente a un pontet ordinaire elle retour est de la largeur précise du tenon... Le coudede la soie de la baïonnette contre la douille est perce, pour recevoir un ressort qu’onrive en dessus... Ce ressort, est un petit barreau d’acier, un peu moins gros que letenon, vers la douille, où ce ressort est fixé : il s’étend jusqu’au pontet en diminuant,et s’appliquant sur la douille avec précisiou. Ce ressort est arrondi par le bout vers lepontet et sa convexité est du côte du retour de la fente de la baïonnette... Quand labaïonnette est au bout du canon, que lé ressort ne joue pas , il recouvre la fente ets’appuie contre le tenon. En faisant tourner la baïonnette sur la gauche, en dehors, letenon pousse le ressort, se dégage : en tirant alors la baïonnette en haut, le tenon dé-ga ff é glisse dans la fente et sort par le pontet... pour la replacer, on l’engage au boutuucanon, le tenon vis-à-vis le pontet, on la pousse : le tenon franchit le pontet, re-jette le ressort à droite, glisse dans la fente et se loge dans le retour.

Ce mode, qu’on a décrit avec complaisance, est simple et ingénieux j mais commel’adversaire échappé au coup de la baïonnette , détournée par son adresse, la peutsaisir la tourner et l’arracher facilement, ce qui n’est pas possible avec la baïonnettefixée comme elle Test à nos armes , ce mode simple, ingénieux et vanté , ne vaut rien.

Note sur les Sabres.

II faut observer que les Sabres fournis par des entrepreneurs ouvriers tra-vaillant chez eux, doivent coûter environ •— de moins ; parce que si on fait travaillertoute l’année 155 ouvriers au Klingenthal , ils peuvent faire des armes pour la valeurde 5oo,Ooo fr. dans lesquels les frais de régie, l’entretien des bâtimens , entrent pour— et comme on ne travaillera pas exactement toute l’année, que l’entretien des bâ-îiroens peut être plus considérable accidentellement, on peut évaluer cette sommejusqu’aux ^, d’autant plus que les entrepreneurs ouvriers sont sujets encore à quel-ques dépenses de moins, comme l’emballage , le transport du Klingenthal a Stras-bourg , etc.