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Tome second.
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POUDRE. 65l

lessivant les terres, on y ajoute la quantité de cendres nécessaire à la< écompositiou dix nitrate de chaux.

v ua nd on veut construire une nitrière, il faut le laire en été, on dumoms rassembler dans cette saison les matériaux nécessaires. L’exploita-tion ne peut avo ; r lie „ qu > au printemps suivant. On doit s’attendre à dea * produits les 3 premières années.

Ces nitrières produisent 2 kil. de Salpêtre par 3 pieds cubes de terres sol-petrées : ces récoltes augmentent à mesure qu’elles sont plus exploitées :‘‘des sont pour ainsi dire perpétuelles , puisqu’il n’est pas nécessaire d enrenouveler les matières animales premièrement mises.

On trouvera dans l’ouvrage, très-utile et très-bien fait, ayant pour titre :Instruction sur la Fabrication de la Poudre à Canon , par H. le coloneld’Artillerie L. Renaud, un Précis des nitrières étrangères, comme des mu-railles de Prusse , qui ressemblent à celles de Magdebourg , des piles trian-gulaires de Malte , des nitriires-bergeries Suisses , etc. ; méthodes qui 111eparaissent difficiles à établir en France .

On peut consulter aussi, avec grand fruit, le Traité de l'art defabri-<P‘er la Poudre h Canon; par.MM . Botée et Riffault, administrateurs des

. oiidres. Recherches sur l'Artillerie ; par M. le général comte Lamar-

tulière, sénateur.... 9 Mémoires sur la Poudre à Canon; par M. Proust,membre de l’Institut. Tous ouvrages très-instructifs, et qui m’ont guidéans ce précis sur la Poudre.

Lorsque les terres sont très-riches en Salpêtre , il suffit de les lessiver,et ( ‘ e concentrer h lessive convenablement pour l’obtenir cristallisée.

Lorsque les terres contiennent beaucoup de nitrates de chaux et demagnésie , et d’autres sels à bases terreuses , ce qui arrive surtout'quandelles sont mêlées déplâtras, de craies, de marnes , de tufs, et arrive’moinstjnand ce sont des terres provenant de caves, bergeries, écuries , on trans-orme ces nitrates en nitrate de potasse, au moyen de la potasse qu’il neaut pas employemvec excès.

de.O i t . errts se composent principalement des plâtras pris au bas seulementfrai ] lmens démolis. On reconnaît les bons à leur aspect, à leur saveurleur 16 ’• f CI< i et l.’iip'ante. Les plus riches contiennent au plus 5 pour f detn „ ; P°> s ,, nitrate. Ces nitrates, au nombre de G, y sont à peu prèstoujours mélangés dans le même rapport, qui est :

{ 1 o Nitrate de potasse ;

70 Nitrates de chaux et de magnésie ;

*5 Sel marin (nmriate de soude).

0 Muriates calcaires et magnésie.

P^ atras réunis , on les écrase ; on les passe à la claie ; on les lessive,pUtr °^ eU 1 ? to “* ou cuviers, dans lesquels ou les place sur un lit d«plus;p S écrasés, recouverts d’un lit de cendres ; de ces eaux, passées ade cn‘ l | rS ^°P r ^ ses sur hîs matériaux mis dans des cuviers, résultent les eauxde lîp* GS {,°y es p aux de cuites), qui marquent 5 ° au moins à 1 aréomètreet sur 3 ) 1111 ?* ^ eS eaux ^ cuites sont mises dans une chaudière de cuivre,coiirpnt? • * P OUr &re évaporées; on les Ccunie à mesure, et on les

inèiv>« J 10 , » 5 ° du meme aréomètre. On les mêle alors avec les eaux-

d* * *l a . cr ^ sïa lhsation précédente: on y verse de la potasse de commercedissolution concentrée, jusqu’à ce que la liqueur ne précipite presqueplus. Les nitrates de chaux et de magnésie se trouvent, par-là , transformésmî strates de potasse. La liqueur clumdccst mise dans un grand cuvier,»ommé réservoir : les sels insolubles s’y déposent (on lave le dépôt aveu