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Tome second.
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G^4 POUDRE.

le soir qu’à raidi. M. Proust l’attribue au globe de l’éprouvette, qui,échauffé, a moins de pesanteur. Si elles eussent, été plus longues, on eûtdit que le globe échauffe, se dilatant, avait moins de vent. C’est ainsi queGuyton-Morveau prétendait que le globe de l’éprouvette, ayant peu devent, se comprimant par l’essor de la Poudre, suivant l’axe, s’allongeaitdans le sens perpendiculaire, frottait contre l’aine, et n’allait plus qu’à

quelques toises. On a prouvé la fausseté de cette expérience.Il faut

constater les observations relatives au baromètre, au thermomètre, à l’hy-gromètre ( V. le tabl. i 5 ); instrumens, dont Hutton s’entoure dans sesépreuves, et sur lesquelles il ne fait nulle observation : en effet, elles sontinutiles : on se sert de la Poudre en tout temps.

La rapidité de l’inflammation , qui accroît la force de la Poudre, dépendde la forme du grain ; la forme ronde qui régularise les interstices desgrains paraît être la plus avantageuse. Voyez les tableaux 7 et 8 des épreuvesdes Poudres rondes et anguleuses, et surtout celui des épreuves d’Auxonne ,en 17775 sur les Poudres françaises et de Berne ; mais les avantages de celle-ci pourraient bien tenir à sa densité inférieure à celles des Poudres éprou-vées comparativement.

Le poussier a moins de portée que la Poudre. La Poudre à grains fins ,a plus de portée que celle à gros grains. Le poussier favorise l’inflamma-tion; c’est pour cela, souvent, que les Poudres faibles l’emportent sur lesfortes.

Les Poudres humectées, en se desséchant, après avoir été gonflées parriiumidité, deviennent poreuses, plus volumineuses, ne se resserrent pas,ont des portées plus étendues.

On augmente la force de la Poudre :

De j , en y mêlant 3 gros par livre de chaux bien sèche et bien pulvérisée.

( Boruot. ) Dans l’éprouvette ~ de chaux jointe à sa charge de 92 gramm.diminue les portées de 8 à 12 toises. ( Bottée et Biffault. )

De -j à 7 en insérant dans la charge , de l’eau, qui ne l’humecte qu’aumoment de l’explosion. ( Muller. )

En y mêlant du inuriate suroxigéné de potasse : (;Cossigny. ) 2 grammesde ce inuriate ajoutés aux 93 grammes , charge de l’éprouvette,ne croissentpoint sa portée. ( Bottée et Biffault. )

On présume qu’en mettant dans la Poudre sans l’humecter, de l’eau, del’alcool, de l’éther, etc. , on augmenterait sa force, mais que cela n’auraitlieu que dans les armes longues. Ces expériences ont donné un résultatcontraire dans l’éprouvette : et on observe qu’il faudrait ajouter à la charge,du nitrate de potasse. ( MM. Bottée et Biffault. )

Delarsé, officier d’artillerie, considérant que le développement de l’oxi-gène, dans l’inflammation de la Poudre, augmenterait la longueur desportées, avait proposé de renfermer la Poudre des cartouches dans dessacs de toile cirée , ou gommée , où on introduirait et captiverait de l’oxi-gène... Cette idée est à peu près impraticable dans le service ; d’ailleurscet oxigène disparaîtrait par le trou qu’il faut faire à la cartouche pourl’amorcer.

Si on n’est point d’accord sur la composition du salpêtre, ni sur celle dela Poudre , on ne l’est pas davantage sur les causes de la force de cette der-nière, ni sur l’évaluation de cette force.

Newton, Lemery, Papin , Wolf, pensaient que la force de la Poudreprovenait de l’expansiou d’une eau vaporisée, ou d’un fluide qu’elle pro-