i> 0 ü D R F.i *7 I 3
SUes échantillons de Poudre d’une même date donnaient généralementime portée plus faible, faites une épreuve et un procès-verbal particuliersdes Poudres de la même date. Inutile , à quoi bon ? Si la portée est bonne ,ü/i ne peut refuser la Poudre.
Les Poudres doivent être d’un grain égal, dur, et bien dépouillé depoussier.
V égalité du grain se juge à la vue ; la dureté, par sa résistance sous ledoigt qui essaie de l’écraser dans le creux de la main ; l’absence du pous-sier, par le roulage de la Poudre sur le dos de la main » qui ne . doit pas enrester noircie.
St la Poudre a ccs 3 qualités, elle sera éprouvée.
Placez exactement dans la chambre du Mortier ( avec un entonnoircoudé ) un échantillon de Poudre sans la battre, ni la refouler ; placez léglobe dans le Mortier : mettez une étoupillë, tirez.
Si le globe qui doit aller à 220 mètres , ne va qu’à 200, la Poudre estrebutée. Si la portée est entre ces deux distances, si le commissaire desPoudres l’impute à la défectuosité du Mortier , prenez de nouveaux échan-tillons de Poudre avec les mêmes soius , envoyez-les à l’Arsenal voisin pourêtre tirés avec le Mortier de comparaison : si avec ce Mortier les plus pe-tites portées 11e sont pas de 29.5 mètres „ ne recevez pas ces Poudres.
Suivez les mêmes procédés pour les Poudres radoubées : seulement ob-servez que la portée doit être de 210 mètres ; si elle est au-dessous de 100mètres, les Poudres seront rebutées; si la portée est entre ces deux dis-tances , éprouvez les Poudres au Mortier de comparaison, et rebutez-lessi elles ne donnent pas la portée de aïo mètres.
Les Poudres pour l’Artillerie de terre seront mises en Barils neufs de204 livres 9 onces 4 grains ( 10 myriagrainmes ) garnis de chapes neuves( U en faut aussi en barils de 100 livres, surtout pour la guerre de Mon -tagtic ). Celles de la Marine seront dans des barils de 102 liv. 3 onces 4.gros 2 grains ( 5 myriagrainmer».)
Les Douves ou Donelles , et les Fonds ou Erfonçures des barils et chapesdoiveut être de chêne, ou de châtaignier refendu, et non scié. Ces bois,ainsi débités s’appellent Merrain . Il doit être très-sain, très-dur, point.
gras et sans aubier , gélivures , veines. O11 l’éprouve en le frappant avec
force, sur l’angle d’une enclume, ou d’une grosse pierre : si le morceaurompt net, il ne vaut rien : s’il résiste, ou forme des éclats , il est bon...Cette épreuve est trop arbitraire , il faut que le frappeur soit fort et debonne foi.
Ou donne à ces pièces de merrain , d’après lë réglement de Ï7G9, G lignes d’épais-6e Vr : on tolère \ Ligne d’épaisseur en plus aux. douves des chapes de 200 hv. etdes barils de 100 liv-, qui n’ont pas de chapes , et - lig. en moins, aux autres barils.
Les cercles doivent avoir été dépouillés de leur écorce. Ils sont enchene , peuvent être en châtaignier , pourvu que la couleur de ce derniersoit blanchâtre ; car s’il avait un œil rougeâtre, il s’échaufferait. Il font doncl’ejeter celui-ci. .
Dans le merrain, on appelle Foncailles , les pièces pour le fond, et Loh-gai es, celles pour les douves.