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ARTIFICES.
On met, dans la seconde chaudière, une quantité suffisante d’essence-de térébenthine, pour couvrir les Baguettes d’uu pouce environ; onchauffe très-doucement jusqu’à l’ébullition, mais aussitôt que le bain blan-ehit et se soulève, il faut le couvrir et l’enlever promptement de crainted’incendie. On répète deux ou trois fois cette ébullition, ce qui dure envi-ron une demi-heure : on laisse ensuite refroidir le bain, on retire les Ba-guettes , on les essuie, et on les fait sécher dans l’étuve. Elles sont alorspropres au service de l’Artillerie.
Fusées à la Congrève.
l)opuis quelques années , on a tant parlé des Fusées à la Congrève: onleur a attribué de si grands effets, qu’il faut bien aussi en faire mention danscet article des artifices, et donner Le moyen d’en fabriquer , parce que, netrouvant pas encore ce moyen dans les livres, il faut que l’Artilleriepuisse employer les mômes armes que ses ennemis, lorsque le goût de lanouveauté, ou lorsque l'imagination, exaltée par quelques succès de ha-sard" feront, exiger d’elle, par l’autorité, d’en fabriquer, de s’en servir, etde tout embraser; mais en essayant de donner la description des procédésdeleur fabrication, je me permettrai de répéter ce que j’avais dit dans l’édi-tion précédente, que ces Fusées pourraient faire beaucoup de mal, employées,à toute autre opération qu’à la guerre ; qu’elles ne sont utiles en rien à celle-ci, par l’incertitude de leur tir, la petitesse et la mobilité des buts sur les-quels on les lance ; enfin, par la facilité d’apercevoir et d’arrêter leurs effets.Kilos ont fait beaucoup de mal à Dautzik, me dira-t-on, dans le derniersiège que les ïrancais v ont soutenu. D’après mon idée, je m’en étonnaisdevant M. le général L.***. Quoi, lui disais-je : la garde de vos maga-sins , avertie par la sentinelle, ne savait pas aller arracher la Fusée qui ve-nait d’y tomber (je ne sais comment; car ces fusées ne brisent ni les murs*,ni une porte solide)? Il me répondit : Les magasins étaient si nombreuxsi dissémines, que la plupart étaient sans garde, sans sentinelle... Dès-lors*je n’ai pas changé de sentiment.
Les fusées à la Congrève ressemblent aux Fusées de signaux. Elles ontde plus fortes dimensions; leur Cartouche est en tôle, au lieu d’étre encarton. On en a fait, en France , de i8 lig., de 2 noue., de 3 pouc., de3^)0110., de 4 p°uc.
Leur poids était de.24 à 26 liv. à 4 o liv*
On les a tirées sous l’angle de. 4 $°, 55 ° ,
Les principales parties de la Fusée sont le Cartouche, ou Corps de fusée*le Pot et la Baguette. Voici la description et le détail de fabrication de cha-cune. Les Fusées de 18 hg. et de 2 ponces ont eu peu de succès; celles dp4 pouces sont paresseuses et plus incertaines dans leurs effets. On donneraquelques dimensions des 3 dernières espèces, pour mettre à môme d’en,construire ; mais on ne s’appesantira pas sur cette partie, parce que nulle*épreuve 11e les a fixées encore; qu on les a variées dans tous les essais, et;qu’en conséquence elles sont encore arbitraires pour la plupart (Les di-.meusions données dans la description sont celles des fusées de 3 pouces).
Le Cartouche est un cylindre en tôle fermé à un bout par un culot de cuivi-ô-rouge d’égale épaisseur, dont la flèche est d’~ du diamètre du cartouche