ARTIFICES. ' 88l
Mouton ; leur partie supérieure est maintenue par a brides en fer et à char-nièies, fixées à l’un des montans du Mouton , retenus par i bouton à1 ecrou , traversant l’autre montant. Le Mouton doit être dimensionné dea S x 1 ^, ue ^ es faces des montans, en avant et en ai rière, et celles du moule,somnt dans le même plan.
e Moule sert à maintenir le cartouche fixé dans une position verticale
lorsqu’on le charge. '
^ f S ^ a S ue *tes pour battre les Fusées sont des cylindres de bois dur et sec,
1 e rêne est préféré ), creusées, suivant leur axe, de manière à recevoir lar °che. Le nombre des baguettes, pour un assortiment, dépend de la lon-gueur de la broche. Plus on les multiplie, plus la composition est battue,uioms elle remonte dans l’intérieur de la Baguette. On en emploie 8 pour leslusées de a pouces, io pour celles de 3 pouces. Dans celles pour 3 pouces,par exemple, la l rfc doit recevoir toute la broche ; la n p les|; la P les£, etc.;la io e doit être pleine, et on donne 8 pouces de plus au cj lindre pour for-mer la tête, qui n’est creusée que d’un trou cylindrique de ü lig. de dia-mètre dans toute la longueur de l’axe pour les dégorger facilement.
Le bout des Baguettes est garni d’une virole en cuivre de a lignes d’épais-seur et de 18 lignes de lai gcur.
La Lanterne est une mesure cylindrique en fer-blanc, qui contient laquantité de composition jugée nécessaire.. .
Chargement. Placez le socle de la broche et le moule dans leur encas-trement : posez le cartouche, le culot sur la rondelle de cuir ou de feutrequi recouvre l’embase de la broche,' en sorte que le cartouche et la brocheaient le même axe, bien vertical. Seriez le tout, au moyen des brides dumoule. Ainsi le moule, le cartouche, la broche et le moutonne font plusqu’un seul corps.
Mettez de la terre glaise ou argile tamisée et pulvérisée. Cette premièrecouche battue doit avoir près de la lumière q lignes d’épaisseur; elle est misepourpréserver le culot d’être calciné, et la tôle du cartouche noucouverteparle carton, d’être offensée par le feu.... Pour battre cette couche , mettez laplus longue baguette dans le cartouche; battez-la par 3 ou 4 coups de mou-ton , tombant de.... puis par l\ à 6 tombant de plus haut, en augmentant lahauteur de la chute enfin par <io coups, le mouton tombant de 3 pieds.A chaque coup , l’Artificier, qui tient le haut de la baguette, la soulève etla tourne un peu.
Retirez le cartouche. Taillez en entonnoir, évasé en dedans, l’argilequ’on vient de battre, pour qu’elle ait le moins d’épaisseur possible autourde l’œil ou lumière.
Chargez en composition, par mesure, avec la lanterne, d’une manière'semblable à celle employée pour l’argile,... jettez la mesure; tassez-Ia avecla plus longue baguette, qu’on descend doucement dans le cartouche tpPonpresse avec la main ; qu’on soulève par intervalle pour faire redescendre lacomposition qui monte toujours, entre la baguette et le cartouche... Faitesjoiier le mouton 4 à 5 fois, le faisant tomber de 5 à 6 pouces de hauteur;.,,finissez par donner 6o coups, le mouton tombant de 5 à (* pieds,'sonie*vant à chaque coup la baguette d’i pouce; la faisant un peu tourner poux*égaliser la composition; la replaçant-sur la composition avant le couppour que la pression soudaine de l’air, entre elle et la composition, ne pro-duise pas d etincelle et un désastre.
Vérifiez, à chaque Charge, si les baguettes ne sont pas engorgées, surtoutaux dernières : si elles le sont, dégorgez-les avec un vilebrequin; mais hors,et loin de l’atelier. * *
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