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Tome second.
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02 4 CHEVAUX,

î" La luzerne, le .trèfle à fleur rouge et le sain-foin.

3" Les plantes légumineuses, comme pois, lentilles, fèves, haricots, vesces,

4 ° Les racines, comme carottes , bettes, pommes de terre.

Préférez le Foin des pays découverts à celui des bois : celui qui vient à mi-,côte, à celui des prairies hautes : celui-ci, à celui de prairies basses.

Le Foin qui vient constamment dans l’eau, celui des marais, sont dan-gereux.

Le bon Foin doit être vert, d’une odeur agréable, légèrement aromatiqueet fin : il doit être sec et cassant.

Rejetez tout Foin blanc, jaune, noir, gros, ligneux, humide, de mau-vaise odeur, boueux.

Pour le conserver de bonne qualité , placez-le dans des magasins à l’abride l’huinidité, et élevés de terre, percés de grandes fenêtres de l’est a l’ouest,éloiguez-le des murs , et remuez-le souvent par des temps secs.

La Paille doit être d’un jaune doré, les tuyaux gros et non picotés depetites taches noires. Celle qu’on emploie communément est celle de froment:c’est un des alimens le plus sain et le plus nourrissant, surtout si les épiscontiennent encore quelques grains.

La Paille rend les Chevaux forts, nerveux ; en quelque quantité qu’ilsen mangent, elle ne les rend point poussifs, comme le foin. On la leurrend plus appétissahte en la conservant mise en lits alternatifs avec du foinou de la luzerne, qui ne soit point trop sec. La Paille hachée, par ses pe-tits tranchans , occasionne quelquefois des coliques aux Chevaux : broyéeelle n’a plus cet inconvénient.

L’Avoine est le plus nourrissant de tous les alimens ; plus elle sera pesante,plus elle sera farineuse et nourrissante. Sa couleur doit être noire. Rejeteztoute avoine germéc ou mouillée.

Pour la conserver, ayez des greniers élevés et secs, percés de l’est à l’ouest :mettez-la en tas de fi toises de loùg, de 18 pouces de hauteur, et éloignezles tas de 4 toises: remuez la à la pelle, en l’élevant beaucoup, d’abord tousles 8 jours, puis tous les i5, puis tous les mois.

L’Eau doit être claire, limpide, légère, inodore, nette, dissolvant lesavon. Celle de pluie est telle. Celle qui est battue est préférable à l’eaudormante: celle des grandes rivières , aux eaux de sources; celle des étangs,aux eaux de marre ; et souvent celle-ci aux eaux de puits.

L’Eau ne doit être ni trop froide, ni tiède,"mais à la température de l’air.

Si elle est trop vive pu trop froide, trempez-y le bras , mettez-y une poi-gnée de son, et l’y pétrissez quelques momens.

Ne faites jamais boire un Cheval en sueur.

N’exercez violemment un Cheval que 3 heures après ses repas.

Faites boire avant l’avoine et quelque temps après les autres alimens,

Le vert d’orge pris dans l’écurie est le meilleur.

L’Écurie doit avoir son sol un peu élevé : ses fenêtres exposées au levantet au couchant : celle qui serait, comme un jeu de paulme, ouverte toutautour, serait la meilleure ; elle ne doit être ni chaude, ni froide, ni liu- >mide, il faut en tenir les fenêtres ouvertes pour en renouveler l’air sou-vent. _

Le sol ne doit avoir qu un pouce par toise de pente de la mangeoire àla croupe.

Exercez le Cheval à jeun.

La Ration des Chevaux d’Artillerie, lors des entrepreneurs, était:

En quartier : de to liv. de foin, lo liv. de paille, ’ boisseau d’avoinemesure de Paris ; ( à défau t de paille , t liv. de foin pour a liv. de paille ).