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Tome second.
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HARNAIS*

NOTES.

Les 'Harnais doivent être de cuir de bœuf hongroyé de bonne qualité; (ïl coûtait20 sols la livre en z8oi. )

Le cuir de cheval , quoique tanné de même, et tous autres cuirs passés à la chaux,doivent être rejetes.

On. distingue le cuir de bœuf de celui de cheval à la coupe : le premier est d'unblanc terne tirant sur le jaune ; le second est d’un beau blanc uniforme. Quand lespeaux sont entières, le cuir de Hongrie a une épaisseur égale, ou également dimi-nuée en allant aux extrémités : le cuir de cheval n’a pas cette régularité, même dansle milieu de la pièce, et il s’allonge d’uu tiers en le tirant.

On prétend que si les colliers étaient brisés, c’est-à-dire s’ils pouvaient s’ouvriret se fermer au moyen d’uue charnière et d’une clavette, ou harnacherait plus fa-cilement; et le harnais étant moins ouvert, ue risquerait jamais de garroter le Chenal.On objecte contre de tels colliers qu’ils sont moins solides, et que souveut n’étantpoint assez ouverts , le Cheval en serait gêné et blessé, enfin, l’usage semble déci-der pour les colliers non brisés.

ïl serait avantageux que les harnais d’Artillerie fussent également propres à êtremis tout de suite a la Française ou à l’Allemande , puisque les voitures sont misesd’un moment à l’autre à limonière et à timon. Mais cette mesure enchérit les harnais

d’un attelage de 20 à.fr., suivant les pays; et on observe que dans un

cas pressé :

On peut atteler avec les attelages à l'Allemande, les charrettes-caissons et toutecharrette légère, en mettant des Maucelies et des chalues de recuiement en corde, etle pauneau servant de sellette de llmoii, pourvu que l’on ait soin de ne pas chargertrop à dos. Quant aux voitures à limonière, l’on peut atteler de même, et l’on n’apas besoin de dossière, parce que la limonière étaut mobile, pèse peu sur le cheval;la plate-ïonge peut toujours rester en place.

Au reste, on peut rappeler ici que le mode d’attelage, dans l’Artillerie, a besoind’être remis à la discussion , pour être modifié de nouveau. Le Timou est avanta-geux; les colonnes sont moins longues, les chevaux résistent plus; mais dans lespays montueux, les timons se brisent sans cesse: et porter des limonières eu re-change pesant ioo liv. pour des milliers de voitures, est un embarras des plus grands:of, nos théâtres de guerre nesout plus circonscrits dans les frontières de la Flandreet de l’Allemagne , mais, etc. Doue il faut des limonières; mais des timons et deslimonières sont un grand embarras; donc il faut chercher un expédient praticable.

Est-il nécessaire que 2 chevaux attelés à l’Allemande ne soient séparés que parun timon? ne pourrait-on pas atteler à l’Allemaude les chevaux à côté de la li-inomère’? et la limonière ne pourrait-elle pas à cet effet être modifiée de façon à êtreplus commode, pour servir à cet usage ? ou enfin , ne vaudrait-il pas mieux, pourl’Artillerie de campagne , atteler 3 chevaux de front, et revenir a la limonière,pour n’avoir plus des timons fragiles et des iimouière* embarrassantes à porter?

Voyez pour les changement a faire, page 1 17.