9QO MANOEUVRES
nairement dans l’Artillerie; mais à tel nombre de Brins qu’on équipé laChèvre, il faut avoir attention que les Brins ne se croisent pas, et les fairepasser dans l’anse de la Pièce. Si c’est unePièce de Canon, on place la pinced’un Levier dans l’ame : un homme le prend d’une main, les ongles en basen tenant son corps éloigné, et il a soin d’empêcher que la Pièce qu’on lèvene heurte la Chèvre ou son pied.
Si au lieu de deux Echarpes séparées, on n’en avait qu’une à deux poulies ,il faudrait, dans tous les cas, entrelacer une jarretière dans les Anses,poury faire passer son Crochet .
Manœuvre du Treuil, la Chèvre équipée.
Si c’est unePièce de gros Calibre, il faudra 6hommes, A, lî, C; a, b,c, pour manœuvrer au Treuil: A, B ., à la droite, et a, b, à la gauche faisantface en dedans, ayant chacun un Levier pour embarrer dans les mortaises :et C, à droite, et c, à gauche se tournant le dos, faisant face aux deuxautres de droite et de gauche, précédemment placés; les a hommes Ce,n’ont point de Leviers, et sont destinés pour le secours.
i Homme, comme on l’a c}éjà dit, passe la Pince d’un Levier dans l’ame ■de la Pièce, et tenant les ongles en bas, et son corps éloigué, la contientlorsqu’on la lève.
Le restant des hommes tient le bout du Câble équipé au Treuil, qu’onnomme Retraite, et tirant dessus, l’empêche de céder au poids en glis-sant (i).
On garde le silence ; les seuls hommes de droite feront les commandemensqu’on va expliquer.
Les hommes correspondans de droite et de gauche doivent toujours em-barrer dans les mortaises correspondantes du Treuil.
Le Câble de la retraite tendu, deux hommes ^ emharre son Levier de7 \ a
la manière suivante : ^ tient samain à plat et en dessus sur la Pince
de son Levier, environ à 6 ou 8 pouces du bout, et la main vers le
7 droite
milieu du Levier en sens contraire, c’est-à-dire les ongles en liant; il en-fonce son Levier dans la Mortaise jusqu’à ce que sa main g™^ porte sur
le Treuil : alors , montant sur le premier Epar, ou même sur le Treuil, s’ilest nécessaire, pour faire un plus grand effort, il glisse ses mains jusqu’àl’extrémité du petit bout de son Levier, A fait le commandement au Se-cours. A ce commandement, l’homme ^ placé en dedans pour le secours,
saisit promptement le Levier de ^ monte comme lui sur l’Epar ou leTreuil, et s’affermit pour faire effort. C fait le commandement, Débarrez.
A ce commandement, l’homme B débarre, et fait un grand pas en ar-rière; B fait le commandement, Abattez. ^ et 6 abattent; B . se porte au7 a c 7 b 1
(i) Si on n’avaitqias d'hommes pour la retraite, ou qu’elle fut trop courte pourtirer dessus , ou passerait le bout de cette retraite , entre le. Treuil et le brin qu*monte à la poulie , ce qui l’arrêterait eu la serrant aussitôt qu'on manœuvrerait..