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Tome second.
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SUR LA FORTIFICATION. 1 067

lions de ce Ti*cc dérivent les différens systèmes de Fortification, dont lesprincipaux sont ceux d’Enrard , de Deville, de Pagan, deCoëliorn, de Vatt-3dn et de Cormontaingne.

On a cherché, dès les commencemens , à donner aux flancs des bastionsUne forme et une disposition relatives à leur importance ; on aurait désirésurtout pouvoir les dérober aux contre-batteries. Enrard fit son flanc per-pendiculaire à la face ou ligne de défense; mais il annulla son flanc, enPrétendant le cacher. Deville le fit perpendiculaire à la courtine, et sonuanc devint un peu moins mauvais ; on garantit les flancs des feux croisés,en y plaçant des orillons. Il résulta de cette construction, une Pièce cachée,’uais qui ne défend qu’imparfaitement le passage du fossé.

. C’est à Pagan que l’on doit les idées exactes sur le feu direct, par lequelrl faut que les différens ouvrages se défendent réciproquement. Il recon-’rut aussi le premier les inconvéniens des flancs perpendiculaires à la eour-hne, et jugea que le flanc devait être perpendiculaire sur la face et sur 1 <*fossé qu’il doit défendre , afin de bien protéger la brèche, battre le passagedu fossé, et nuire à l’établissement des batteries sur les crêtes des cheminscouverts qui lui sont opposés. Vauban , qui vint ensuite , fit faire au flanc’in angle de 100 degrés avec la courtine. L’angle droit du flanc sur la lignede défense, est l’ouverture que l’on doit prendre, toutes les fois qu’on' eut flanquer avec avantage.

I I .

La Courtine, par ses feux directs et par sa position entre les flancs, etderrière les Ouvrages extérieurs , est la partie’ la plus forte de la fortifica-tion ; les faces en sont, au contraire, la partie la plus faible; elles tirentleur défense des flancs, qui n’en doivent par conséquent être éloignés quede 100 à 120 toises, portée de fusil bien fournie.

La Tenaille couvre la poterne de sortie, et le revêtement des flancs ; 1 es-pace , entre elle et la courtine, sert de Place d’armes ou d’abri pour les ba-teaux , suivant que le fossé est sec ou plein d’eau. Par ce moyeu, on peutdisputer la descente et le passage du fossé à l’ennemi, après la prise des che-mins couverts, soutenir les dehors attaqués, et en assurer les retraites.

Les Demi-limes, qu’on appelait autrefois l’ave] in s, sont'destinées à cou-vxir les courtines et les flancs, à flanquer le chemin couvert et le glacisfies faces, à retarder les approches des bastions. D’après cela, les Demi-lunesà flanc sont vicieuses, qnaud elles 11e sont pas couvertes de contre-gardes,parce qu’elles ne couvrent point les flancs des bastions.

Les meilleurs Fossés sont ceux qu’on peut remplir et vider à volonté ; dsont la commodité des Fossés secs pour les manœuvres de l’assiégé, et oppo-sent à leur passage toute la défense des Fossés pleins d’eau. Les ponts, pourla communication des Fossés pleins d’eau, sont détruits journellement parles bombes et les ricochets ; ce qui donne beaucoup de soins pour les tenir

en on état. L’escarpe doit être revêtue dans loule sa partie, couverte, par

la contrescarpe et le glacis. Les demi - revétemens abrègent à la vente letemps et dépense ; mais leur berme permet a l’ennemi de s étendre a droiteou a gauche de la brèche pour se former sur un plus grand front, et mêmede dépasser et de tourner, pour attaquer par derrière, les retranehemensqui défendent ces brèches. La contrescarpe doit être également revêtue,ahn de rendre la descente du fossé moins praticable.

„ De Chemin couvert est unedes parties les plus essentielles de la Fortilication d’une Place ; il fait q lle i es surprises et les escalades sont moins faciles