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Tome deuxième.
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OROBANf.HÉES

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rolle, à filets laineux dans presque toute leur longueur, et un peuglanduleux au sommet, ainsi que le style. Stigmate jaune. Tige de3-5 décimètres, un peu renflée à la base, rougeâtre, pubescente-glanduleuse, munie décailles nombreuses et lancéolées. Lépidans cette espèce est dun tiers plus étroit et moins serré que celuide lespèce précédente ; la corolle est plus petite, plus pâle, et à di-visions du limbe porrigées.

Ilab. Sur les racines du Centaurea Scabiosa ; collines sèches et pierreuses jNancy! (.S'iiurri); Metz ! (Léo); Ritche! ( Schultz ); Resançon! (Gren.), et tout leJ lira ; Pyrénées-Orientales, Mont-Louis i Ilenlh.); Marseille (Castagne) ; Tou-lou (Hubert); Fréjus (Bourgeon ); et probablement dans presque toute la par-tie moutagueuse de la France , 'if Juin.

O. Cervarme Suard, in Godr. fl. lorr. 2, p. 180 (1845); O.braehysepala et alsatica Schultz, arch. p. 69 (1844) ; lient. I. c.p. 30. Schultz, exsicc.n ° 905 !Fleursen épi assezserré, court ouallongé(5-20 centimètres); bractéeslancéolées, pubescentes, presquede la largeur de la fleur. Sépales ovales, inégalement bifides, àdivisions courtes et égalant environ la moitié du tube de la corolle.Celle-ci jaunâtre-fauve, souvent légèrement teintéede violet, fine-ment pubescente-glandulense, tubuleuse-campanulée, courbée danstoute sa longueur et plus fortement vers son milieu , à lèvres éro-dées-denticulées ; lèvre supérieure subbilobée ou émarginée ; lin-férieure à 5 lobes ovales, dont le moyen est un peu plus grand queles latéraux. Etamines insérées un peu au-dessous de la moitié dutube de la corolle , à filets pubescents à la base. Stigmate jaune.Tige de 2-4 décimètres, jaunâtre, finement pubescente-glanduleuse,un peu renflée à la base , munie surtout inférieurement décaillesovales-lancéolées, rapprochées.

Ilab. Sur les racines du Peucedanum Cervuria : coteaux calcaires des envi-rons de Resançon (Gren.); de Nancy (Suard) ; de Dorlisbeim (Schultz); de Tur-kbeim (Kirschleger). 'if Juin.

Obs. Le choix du nom spécifique de eetle espèce, parmi ceux de O. Cerva-rice, O. braehysepala, O. alsatica, a constitué pour nous un embarras dont nousavons cherché à sortir non-seulement par lexamen des textes, mais par desrenseignements puisés chez les auteurs eux-mêmes. En voici le résumé:M. Kirschleger, en 1856, publiait son O. alsatica: La même année, M. Schultz,dans ses archives, revendiquait la priorité de la détermination, mais sans cri-tiquer en rien la description de M. Kirschleger, dans laquelle on lit : « Bractées et lobes du calice dépassant la corolle. * De ces mots nous avons concluque, pour ces auteurs, il ne s'agissait certainement pas de l'O. Cervariœ Suard(0. braehysepala Schultz) , qui a les sépales très-courts. En 1813, M. Suarddonnait de son O. Cervariœ une description qui ne peut laisser matière à au-cune contestation, et qui n'a de co i inun avec celle de Kirschleger que les ca-ractères du genre. En 184 i, M. Schultz, reprenant son texte et celui de Kirs-chleger de 1836, y retrouvait deux espèces, et cela en se fondant sur l'examendes deux localités citées. De l'une il faisait l'O. braehysepala, qui nétait pasautre que l'O. Cervariœ, déjà décrit depuis un an ; et de l'autre il faisaitlO. macrocepala, qui nous parait rentrer dans lO. minor, daprès la descrip-tion de Kirschleger. 11 est donc bien évident quavant (845 l'O. Cervariœn'avait point été décrit, et que la priorité reste à M. Suard, puisqu'il est im-possible dappliquer la description de M. Kirschleger, 1836, à la plante deNancy . Maintenant qu'en décrivant une plante, qui ne peut être l'O. Cervariœ,