494 Mémoires de l’Académíe Royaletrès - avantageux dans la Méditerranée pour connoître leursdistances & leurs directions, c'est même souvent 1 uniquemoyen qu on puistè employer pour constater ia position desroches sous 1 eau & des bancs ; mais il exige qu’on atteigne àla plus grande précision, soit dans la mesure & la pratiquedu loch, soit dans le compte qu’on doit tenir de la variationde la boussole, ou dans l’estime de la dérive.
Quant à la forme de cet Ouvrage, je me propose de suivreà pep-près la même que M. de Chazelles, tant pour le nombrede Cartes que pour le Portulan, lorsque les matériaux de détailferont suffiíans.
D’après tout ce que je viens d exposer, je ne me dissimulepoint que la rectification des cartes de la Méditerranée ne soitune entreprise des plus étendues & des plus délicates; dans lanécessité dont elle est pour la navigation de cette mer, le désirde me rendre utile au service du Roi & à tous les Navigateurs,peut seul nie justifier davoir ose le tenter.
D’un côté, la multiplicité d’occasions que je puis avoir, parétat, de faire usage des connoisiànces d’Astronomie & d’Hy-drographie, que j’ai déjà employées ailleurs ; de l’autre, laprotection que le Ministère a accordée à ce projet dès íà nais-sance, mont fut regarder comme possible de le conduire àune heureuse fin.
Mon zèle à cet égard est encore excité par l’honneur queme fait l’Académie en me recevant dans son Corps ; je croisne pouvoir lui présenter un tribut de reconnoistànce plus digned’elle, qu en me livrant à un travail dont elle a reçu avec tantd’intérêt les prémices de la part de M. de Chazelles.