PAR. TRENTE ANS, SCC. 12 Jpuer contre le pollellèur un titre vicieux & contrai-re à la prescription : or, puilqu'on ne peur chan-ger la cause de la poslèlíon ; celui qui l’a commen-cée par un titre contraire à la prescription, ne peurpas prclcrire.
j. Cette prescription de trente ans ne courte
Í «oint contre les Mineurs Sc les Privilégiés qui fontes Eglises , le Domaine Sc les femmes mariées ; &cfi la prescription avoit commencé contre un Ma-jeur , elle demeureroit aíïòupie & endormie pen-dant la minorité de (on Succeíleur ; ainíi qu'il a étéexpliquée fur f Article 11 $. de la Coutume.
6 . Par la prescription de trente ans, se prescri-vent les héritages, rentes Sc autres choses, de droitprescriptibles, comme font les profits des Fiefs 6 cDroits Seigneuriaux , Casuels , Quint , Reliefs,Cens & Rentes , & autres, les arrérages du cens& rentes foncières , les Biens vacans qui n'ontpoint été réunis au Domaine, les Successeurs con-tre les Héritiers qui les ont laiíïe appréhender pard'autres , la légitime ou le supplément d'icelle quise peur demander pendant les trente ans ; ainfi qu'ila été jugé par Arrêt du , j. Décembre 1611. en laCinquième Chambre des Enquêtes: la liberté contreles Servitudes, c'tant un titre , suivant l’Article 186.de la Coutume, Car, quoique la Servitude ne s'ac-quiert pas fans titre ; néanmoins elle se prescrit parle non usage. Toutes les actions mobilières Sc per-sonnelles fe prescrivent pendant ce temps concfeceux qui peuvent agir & poursuivre leurs droits enJugement. La faculté donnée par un Contrat deracheter un héritage à toujours , sc prescrit partrente ans ; mais la faculté de racheter une rentene fe prescrit pas. La Dîme Laïque & Inféodais