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DU TRIONYX BRUXELLIENSIS WINKLER.
A défaut d’autres restes de la série médiane, nous devons passeraux pièces costales. De ces pièces nous trouvons ici les deux sériespresque complètes, et quoique la plupart soient disloquées plus oumoins, elles sont encore assez reconnaissables. Surtout, on est frappéd’abord des ondulations caractéristiques qu’on découvre partout sur lasurface extérieure de ces écussons osseux. Quelques restes de la peau,se présentant comme une couche assez épaisse, bosselée ou vermiculée,se voient encore sur la moitié extérieure ou marginale de cinq piècesde la série gauche, tandis que la moitié intérieure ou vertébrale en esttout à fait dépourvue. Il se peut que cette partie de la pièce ait perdusa couverture dermale pendant la putréfaction de l’animal ; ce qui tendà le faire présumer, c’est qu’on découvre encore, comme nous venonsde le faire observer, dans le haut de la pièce, des impressions peu pro-fondes et des bosses allongées et peu saillantes, qui me semblent prou-ver qu’une peau vermiculée a aussi recouvert un jour cette partie.
La série droite de ces pièces consiste dans les sept premières à peuprès entières et un fragment de la huitième. A la série gauche, aucontraire, manquent la première, la deuxième et la moitié de la troisièmepièce, tandis que la huitième est en entier. Je dis que la deuxièmepièce manque ici ; à vrai dire, elle ne fait défaut que sur le bloc de pierrequi porte les autres: elle se trouvait parmi les débris épars dont j’aiparlé plus haut, .l'aurais pu coller cette pièce sur la pierre, de manièreà rendre la série complète à l’exception de la première pièce : un toutpetit fragment du bord intérieur ou vertébral de la deuxième, quisubsiste encore sur la pierre, indique d’une manière fort précise laplace qu’elle devait occuper. Mais je m’en suis abstenu, parce quej’aurais ainsi empêché complètement la vue des os de l’épaule, qui setrouvent plus bas dans la pierre. En effet, si l’on possédait une tortuefossile dont la série des pièces costales fût au complet, et si l’on avaitla certitude que des os remarquables étaient cachés par une de cespièces, sans doute on la détacherait, surtout si cela s’effectuait facile-ment et sans mutilation de l’objet, comme dans le cas dont noustraitons, et dans lequel la pièce a été disloquée accidentellement. Surla fig. 73 et la fig. 73 a. on voit néanmoins cette deuxième pièce de lasérie gauche dessinée à la place qu’elle a occupé pendant la vie del’animal: j’ai cru pouvoir faire cela sans inconvénient, attendu que jedonnerai plus loin un dessin des os de l’épaule, tels qu’on les aperçoitquand la pièce costale ne se trouve pas en place.
Ce que je viens de dire de la deuxième pièce est également applicableà la moitié inférieure de la troisième. Cette partie se trouve aussi déta-