I €6 D u Retrait
fauc qu’il y ait de l’argent dans une bourse dontl’offre loit fait réellement ; desorte qu’il faut ou-vrir la bourse & montrer à découvert qu'il y a del'or Sc de l’argent suffisamment, autrement l’offreléroit nulle, Sc cette formalité essentielle n’ayantpas été gardée, causeroit la déchéance du retrait ;comme il a été jugé par Arrêt le <j. Avril 1 6 11,
Dans la Coutume de Paris, suivant cet Ar-ticle 140. dans les offres il ne faut pas obmettreun seul terme de bourse , deniers , loyaux coûts ,Sc à parfaire tant par l'ajournement, qu’à chacu-ne journée de la Cause principale , jufqu’à con-testation en Cause inclusivement, Sc d’Appel austiinclusivement ; c’est-à-dire, qu’il faut toujours ré-péter les mêmes offres, à chaque Acte d'Audiencede la Cause ; c'est ce que signifie le terme de jour-née fur peine de déchéance du retrait. Jugé parArrêt du 1 3. Février 1607. que ces termes a chacu-ne journée , signifie à chacune Audience qui se faiten Jugement » donné pour Mr. le Comte de Coif-fons , contre Madame de Longueville, le Sieur deSt. Paul Sc Consorts , touchant la terre de Blandéeen Btie. Par autre Arrêt du 16. Juillet 1604. don-né au profit de Mr. Lusson, Docteur en Médéci-«e , contre Me. Cacqué Vaudin , Procureur en laCour , pour défaut d’offres valables auparavant laprononciation de la Sentence ou appointemcns decontestation par le Procureur du Retrayant ; iceluiRetrayant débouté du retrait , sauf son recourscontre son Procureur.
4. Celui quiest déchu du retrait pour l’obmis-sion de ses forrmhités n’est plus recevable au retrait,Sc ne peut pas se faire restituer par Lettres duPrince ; ensorte qu’en matière de retrait celui quijnanque à une syllabe manque à tout, & on n’a