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Les loix des bâtimens, suivant la coutume de Paris : traitant de ce qui concerne les Servitudes réelles, les Rapports des Jurés-Experts, les Réparations Locatives, Douairieres, Usufruitieres, Bénéficiales, &c / enseignées par m. Desgodets ...; avec les notes de m. Goupy ...
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LlGNAGER. 1.95

un héritage , dont l’un d'eux est parent lignagerdu vendeur d u côté 5c ligne duquel l’héritage estpropre au vendeur ; ôe qu’après la distoiution dumariage par le décès de l'un des deux , l’héritageest partagé comme acquêt de la Communauté.Suppose qu'il n’y ait point d'cnfans d’icelui maria-ge , la moitié de l’héritage est sujet au retrait con-tre le survivant qui n’est point parent lignager duvendeur , ou contre les héritiers du prédécédé quin’étoit point parent lignager , dedans l'an & jourdu décès du premier mourant des conjoints ; pour-vu que l'héritage ait été inféodé ou ensaisiné, oupublié, ou insinué en jugement au plus prochainSiège Royal pendant la Communauté , en rendant& payant la moitié du fort principal , frais 5cloyaux coûts.

i. L'an & jour ne courre du jour du décèsqu'en cas qu’il y ait ensaisinement ou inféodation ,ou insinuation prise pendant le mariage ; 5c si c’estdepuis le décès, l'an & jour ne commence à courirque du jour d’icelle ; autrement cette action dure-roit trente ans.

j. 11 faut observer que dans les loyaux coûtsvient la moitié des améliorations , en quoi ce re-trait est différent du retrait commun , oà les feulesimpenses nécessaires se répétent. La raison est, qu'encas du retrait commun , l’acquereur n’a qu’un an àattendre, pendant lequel il ne peut faire aucunes im-penses qui ne soient point nécessaires ; mais quandun héritage est acquis pendant le mariage du côté& ligne de l'un des conjoints, ce seroit une grandeincommodité si les conjoints ne pou voient faire au-cunes impenses utiles dans l'héritage pendant lemariage qui pourroit durer vingt, trente, quaranteans 5c plus depuis l’acquisition. Al’égard des im-

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