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gauche de la coupe et pl. IV, fig. 1, couche F.) Plus haut, ce sabledevient rapidement très fin et limoneux ; il est nettement stratifié etalterne avec des lits tourbeux et limoneux très variables. (Pl. III, cou-che /, partie gauche de la coupe et pl. IV, fig. 1, couche DE). Des galetsroulés de tourbe et des poches ou lentilles tourbeuses parfois assez éten-dues, mais toujours manifestement remaniées, s’y rencontent fréquem-ment, surtout vers la base. Parmi les débris recueillis dans les lits tourbeuxou sableux de ce niveau, nous citerons des élytres de coléoptères, desvalves à’Unio et même de Mytilus.
Au-dessus du niveau qui contient la tourbe remaniée, on observe, sur-tout développées dans les travaux du Kattendyk, de grandes lentilles delimon noir, stratifié, à coquilles fluviatiles et particulièrement riche enValvées. (Pl. IV, fig. 1, couche C.) Parfois ce limon forme une couchecompacte, atteignant jusqu’à l ra 70 d’épaisseur, qui passe insensiblementà l’argile des polders ; parfois ses éléments se trouvent dispersés en minceslits dans le sable stratifié sous-jacent, de sorte qu’il peut manquer com-plètement en tant que terme distinct.
De ce qui précède il résulte que l’argile des polders recouvre à la foisle banc tourbeux in situ de la série normale, et les sables et limons stra-tifiés reposant sur les lits avec tourbe remaniée et avec coquilles fluvia-tiles qui constituent ensemble une seconde série, plus localisée et plusmoderne.
L’argile des polders, qui peut atteindre en certains points des travauxjusqu’à 2 mètres d’épaisseur, présente les caractères ordinaires de cetteformation. Elle se montre très riche en coquilles fluviatiles et terrestres.Dans les travaux du Kattendyk, nous y avons observé, comme nous l’avonsdit plus haut, un mince niveau de coquilles d’eau saumâtre, très continu,représenté par une accumulation de Hydrobia ulvœ et de Cardium eduleces derniers de très petite taille et tous bivalves. En certains points, lesCardium sont tellement nombreux qu’ils forment une zone visible de loin,se détachant comme une mince ligne blanche horizontale sur le fondbrunâtre de l’argile. (Pl. III, couche L\)
Des coquilles fluviatiles se retrouvent en abondance au-dessus et au-dessous de ce niveau saumâtre.
Telle est la succession complète des alluvions modernes des cales sècheset du Kattendyk. Il ne nous restera plus, après la description détailléedes couches qui va suivre, qu’à donner la liste des coquilles recueilliesà ces divers niveaux.