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de la cale, ce banc nous a fourni divers fragments d’ossements roulés,des cailloux, etc., ainsi qu’un morceau conique de grès noirâtre, plane àla base, et qui est peut-être un moule d’oursin extrêmement roulé.
Les sables intermédiaires de la cale II, généralement épais de l m 60 à2 mètres, se montrent la plupart du temps altérés sur les trois quarts deleur épaisseur. Nous y avons découvert quelques fossiles épars, parmi les-quels nous citerons un Buccinum undatum, deux exemplaires bivalves deTellina Benedeni et un de Cyprina rustica.
Le banc coquillier supérieur à Tropbon nous a fourni beaucoup de fos-siles, surtout vers la partie est de la paroi nord de cette cale. Il paraîttrès horizontal et présente une épaisseur constante de 0 m 50 à 0 m 65.Des sables argileux, souvent amoindris ou ravinés, et ne dépassant pas1 mètre d’épaisseur, le recouvrent.
Des éboulements et des remblais effectués le long de la face sud de lacale II ne nous permettent pas d’étudier d’une manière satisfaisante laconstitution des couches post-campiniennes de cette paroi.
La face transversale ouest de cette cale montre la terminaison d’unbanc de tourbe fibreuse assez compacte, paraissant être le banc in situ. Ilest surmonté de sables argileux d’un gris bleuâtre auxquels succèdent desalternances de sable, de limon et de tourbe remaniée très peu compacte.
A quelques mètres plus loin, dans la direction de la cale III 1 , nousconstatons la présence du limon noir à Valvées, avec strates de sableblanc, auquel succède l’argile des polders présentant sur l m 15 l’aspect dela partie supérieure de la formation et contenant des roseaux en abon-dance, ainsi que des coquilles fluviatiles. Cette série de couches se rat-tache aux dépôts d’alluvion si bien représentés à l’extrémité est de lacale I.
Nous venons de dire que nous n’avons pu étudier d’une manière satis-faisante les dépôts post-campiniens dans la cale II. La paroi nord montrecependant très clairement l’absence du banc tourbeux in situ et des sablessous-jacents. De grandes ondulations y ravinent le terrain pliocène etatteignent en deux ou trois points la surface du banc coquillier supérieur. Lefond de ces dépressions est occupé par des sables lavés, avec débris coquil-liers assez grossiers, auxquels succèdent des alternances variables etparfois localisées de sables fins avec feuillets limoneux ondulés, de zoneslimoneuses plus homogènes et de lits contenant des matières tourbeusesremaniées et des coquilles fluviatiles.
La stratification générale de ces dépôts suit la forme des poches et desondulations creusées dans le terrain pliocène. Vers la partie supérieure
1 Point J du plan.