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strates de sable blanc (F) que nous retrouverons plus loin et qui appartientà la deuxième série des dépôts modernes. Le ravinement qui a précédé lasédimentation de celle-ci a presque atteint, en certains points de la coupe,le banc coquillier supérieur à Trophon, réduisant à 0 m 10 l’épaisseur dessables argileux supérieurs. La partie la plus profonde de ce ravinement estoccupée par une couche de gravier coquillier (D) d’épaisseur variable,atteignant 0 m 50 au point où le courant se faisait le moins sentir.
Celui-ci se portait du côté gauche de la coupe (rive droite du cours d’eau)où il entamait l’argile glauconifère, dont la résistance à la force d’érosiona produit un talus à chute rapide, tandis que l’inclinaison est à pentedouce sur le fond sableux et sur la tourbe. La base de la couche de graviercoquillier est constituée par des sables grossiers et graveleux passant à unsable mélangé dans une forte proportion avec des parcelles de tourbequi le rendent très léger. Ce dépôt contient beaucoup de débris decoquilles pliocènes, de plus en plus fins, et une quantité considérablede coquilles fluviatiles bien conservées. On y trouve aussi quelques blocsremaniés de tourbe ( G '"). Nous ne décrirons pas dans tous ses détails lacoupe que nous avons levée, bien qu’elle fournisse de bons exemples dumode de répartition des sédiments par les eaux courantes. Le dessin fait,du reste, comprendre facilement ce qui nécessiterait, autrement, delongues descriptions.
En un point, le gravier coquillier est recouvert de sable (F ); partout ail-leurs, il l’est par un dépôt limoneux gris noirâtre avec strates de sableblanc (F) que nous avons déjà trouvé au commencement de la coupe, au-dessus de la tourbe. Le limon formait évidemment une couche continueavant le ravinement que nous voyons indiqué par la disposition en formede fond de bateau de la couche de sable blanc (G) qui vient le recouvrir.Ce dernier contient de petits lits tourbeux, ainsi que de petites strates delimon grisâtre qui lui donnent vers l’extrémité orientale de la coupeune certaine analogie avec le dépôt sous-jacent où l’élément sableuxacquiert précisément en ce point (F') la prédominance sur le limon.
Au-dessus du sable blanc et lui succédant brusquement, se présente lelimon noir à Valvées [H], divisé ici en deux parties par une strate de sableblanc, sensiblement horizontale, se relevant vers-les extrémités de lacoupe. Sous cette strate principale, nous en comptons quatre autres trèsminces, mais nettement marquées sur le terrain. Vers le commencementdelà coupe, les strates de sable blanc sont plus nombreuses que dans lereste du dépôt ; leur stratification est ondulée et croisée. Nous notons en-core que, vers le haut, la texture du limon est plus feuilletée que vers lebas. Nous n’avons observé qu’un gros galet de tourbe remaniée ( G"') à labase de cette couche.